I. EusîîiBE, De mart. Pal., i
3. EusÈBE, H. E., 1. VIII, ch. xii, n. 4. Sur ces vierges martyres, voir S. Jean Chrysostome, Homélie Lt ; saint Augustin, De civilate Dei, i, 26.
3. Voir Dareuberg et Saglio, Dict. des anl. grecques et rom., art. Malrimoniam.
dans un mauvais lieu », lui dit le magistrat. Agnès ne se trouble point. « Le Christ, dit-elle, n'est pas tellement oublieux des siens, qu'il laisse perdre notre précieuse pudeur. Tu plongeras dans mon sein un fer impie, mais tu ne souilleras pas mes membres par le péché. » Saint Damase raconte, en effet, que la vierge ayant été conduite sous les arcades du stade d'Alexandre Sévère, là où s'élève aujourd'hui son église de la place Navone, « ses cheveux répandus autour d'elle couvrirent comme un manteau les membres de la vierge. » Agnès fut condamnée à être décapitée. « Elle se tint debout. Son marivre. dit saint Ambroise, et baissa la tête en priant*. » « Un seul coup, dit Prudence, suffit à détacher la tête, et la mort vint avant la douleur^. » « Ainsi, conclut M. Paul AUard, finit cette jeune fdle, dont on sait au moins deux choses certaines : elle vécut pure et mourut martyre ^. »
Cependant la tétrarchie se disloquait. Constance-Chlore étant mort en 3o6, les légions acclamèrent son fils Constantin comme son successeur ; encouragé par cet exemple, Maxence, fils de Maximien Hercule, profita de l'impopularité de Sévère pour se faire proclamer empereur par le peuple de Rome uni aux prétoriens ; et le vieil Hercule, qui avait abdiqué à contre-cœur, profita de l'anarchie pour reprendre le titre d'auguste. Il y eut dès lors six empereurs en présence. La mort de Sévère en 807, celle d'Herculéen 3 10, et le choix d'un nouvel auguste, Licinius, n'améliorèrent pas sensiblement la situation politique, et la situation religieuse demeura à peu près la même : elle resta paisible en Occident, et fort troublée en Orient.
Eu Occident, où l'abdication de Dioclétien en 3o5 avait amené une grande diminution de la persécution, la paix complète régnait depuis la proclamation de Maxence comme empereur en 3o6, en ce sens que toute poursuite contre les chrétiens et tout attentat contre les biens ecclésiastiques avaient cessé. ^lais cette paix n'avait pas été tout d'abord la sécurité. La situation du nouvel empereur ne parais-
Dislocation
de la lélrarchie.
AUilude
pacifique
de Maxence
en Occident