S. Ambroise, De virgiiiibus, i, a
a. Prudence, Péri stephanon, xiv, 89-90.
3. P. Allard, Hist. des pers., l. 111, p. 385-39'i. Voir Tillemont, Mémoires, édil. 1702, t. V, p. 344-733 ; l'article Agnès, dans le Dict. d'hist. et de gi'og. ecclés. et dans le Dict. d'arch. chrét. ; Franchi de' Cwalieri, Santa Agnese nella tradi:ione et nella leggenda, Rome, 1899 ; Judaru, S. J., Sainte Agnès, vierge et martyre, d'après de nouvelles recherches, Paris, 1907 ; Revue des quest. hist., janvier 1909, p. 169 et s. Lf P. Jubaru soutient qu'il y a eu doux martyres appelées A^n(^8 : celle qu'ont célébrée saint Damase et saint Vnibroiso, et colle qu'a chantée Prudence. Le psoudo- Ambruise les aurait confunduos.
LA LUTTE
sait pas inébranlable, et l'on pouvait s'attendre à voir Galère, son terrible rival, revenir prendre sa place. Ces craintes expliquent comment le pape Marcellin, mort en 3o4, ne fut remplacé qu'en 3o8. Le nouvel élu, Marcel, sur lequel on n'a guère d'autre document que l'épitaphe que lui a consacrée le pape Damase à la fin du iv' siècle et la notice du Liber ponlificalis, écrite au vi® siècle, aurait « organisé les vingt-cinq titres {tiiuli) que renfermait la ville de Rome en autant de paroisses {diœceses) pour la réception, par le baptême et la pénitence, des multitudes qui se convertissaient à la foi et pour la sépulture des martyrs ^. » Ces expressions, se référant à l'organisation ecclésiastique que le rédacteur de la notice avait sous les yeux au VI® siècle, ne doivent pas être prises à la lettre. Il n'y avait pas de paroisses proprement dites à cette époque : le sens des mots diœcesis et parœcia a, au iv* siècle, une très grande élasticité et désigne une portion quelconque de territoire soumise à un administrateur ^. Ce qui est vraisemblable, c'est que Marcel organisa le service du cul(e dans les édifices provisoires qui servaient alors aux assemblées chrétiennes, en attendant la restitution des églises, et peut-être aussi qu'il établit un lien entre les lieux de culte et les lieux de sépulture. Nous savons par Eusèbe que les églises et les cimetières ne furent rendus à l'Eglise que sous le pape Miltiade en 3ii. L'inscription de saint Damase nous apprend que le pape Marcel fut victime de troubles suscités dans Rome par un apostat. Ce renégat, qui avait renoncé au Christ en pleine paix 3, reprochait au pape de n'accepter dans l'Eglise, qu'après une pénitence proportionnée à leurs fautes, ceux qui avaient renié la foi pendant la persécution. Un groupe d'apostats, exigeant leur réintégration sans conditions, suscitèrent de vraies émeutes dans les assemblées chrétiennes et dans la rue. Les ennemis de Marcel le rendirent responsable du désordre et le dénoncèrent à Maxence, qui l'exila pour ce fait. Il mourut en exil, et fut remplacé, vers la fin de 3o9 ou le commencement de 3io, par un prêtre grec, Eusèbe *, qui ne siégea que quatre mois. L'inscription que saint Damase lui a consacrée nous apprend que les troubles suscités sous le pontificat de son prédécesseur continuèrent et s'aggravèrent sous son gouvernement.
Saint Marcel,
pape (3o8 ?-3o9 î).
Il organise le service du
culte dans Rome.
Un apostat
suscite
une émeute
contre le pape.
Exil de saint Marcel.
Saint Eusèbe, pape (3io).