‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 330 sur 413 · Lib. pont., I · texte numérisé non relu

Lib. pont., I

HISTOIRE GérréRALB DE l'ÉGLISE

pape (3io-3i4).

Nombreux

martyrs ea Orient.

Le parti des apostats révoltés se choisit un chef, Iléraclîus, qui opposa sa prétendue autorité à celle d'Eusèbe. Maxence, cette lois-ci, exila le pape et l'antipape. Eusèbe, relégué en Sicile, y mourut peu de tempsaprès*. Il fut remplacé, le 2 juillet 3ii, par le prêtre afri- SainiMiltiade, cain MiLTiADE, qui obtint enfin de Maxence la restitution des églises et des cimetières confisqués. L'acte officiel de cette restitution nous est connu par la mention qu'en fait saint Augustin dans sou récitdcs polémiques donatistes 2.

En Orient, la persécution n'avait pas cessé de sévir. Eusèbe cite parmi les principales victimes le savant Pamphyle, fondateur de la bibliothèque chrétienne de Césarce et compilateur d'éditions critiques de la Bible ; l'évêque de Thmuis, en Egypte, Philéas, ancien magistrat, apparenté aux premières familles de la province ; et l'un des plus hauts fonctionnaires impériaux d'Alexandrie, Philorome 3. Des jeunes gens, des jeunes filles furent impitoyablement torturés ; les supplices se multiplièrent. A Césarée, les abords de la ville devinrent un charnier où se rassemblaient les oiseaux de proie *. Mais la caractéristique de celte phase de la persécution fut la condamnation des chrétiens aux travaux forcés dans les mines de la Cilicie, de la Palestine et de Chypre. « Avant de les envoyer travailler dans les mines, dit Eusèbe, aux uns on brûlait l'œil droit, ou bien on le leur crevait avec un poignard, aux autres on paralysait avec le feu les articulations d'une de leurs jambes, car on avait moins en vue le produit de leur travail que de les maltraiter et de les rendre malheureux 5. »

Edii Un événement inattendu vint tout à coup mettre un terme h ces

de paciQcatioii violences. Le cruel Galère, atteint d'une maladie affreuse, à demi

de Galère

(3ii).

I. Voir l'inscription dans le Lib. pont., I, 167, et Marucciu, op. cit., p. 28 1. a. Saint Algustin, Breviculus coUationis cumdonatistis, m, 3.'i-30; P. L., t. XLIII, col. 645-046.

3. Voir le» Actes do Philéas et de Philoromo dans LiEClbrcq, II, 391-296. On ;» contesté 1 authenticité do ces Actes. Tillemont dit : « Je ne vois pas lieu de douter qu'ils ne soient très authentiques, » (Tiixemoht^ Mémoires, t. Y.)

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