‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 34 sur 413 · Gai., I · texte numérisé non relu

Gai., I

LA. PREMIERE EXPANSION

autant qu'il nous est permis de le conjecturer, avait été, semble-t-il, en prodiguant à son Eglise des dons divins si éclatants et si nombreux, de bien indiquer qu'une société nouvelle venait de naître, marquée du sceau de la vérité et manifestement assistée par l'Esprit divin.

Mais nous n'avons pas encore pénétré dans le sanctuaire le plus sacré de l'Eglise naissante. Quand, vers le soir, des groupes de disciples viennent pieusement « rompre le pain dans la maison » et u prier avec assiduité ^ », ils ont conscience d'accomplir le rite le plus solennel et le plus émouvant de leur religion. En célébrant la dernière Cène avec ses disciples, Jésus leur avait ordonné d'en renouveler la mémoire. Ils sont fidèles à ce commandement. Le rite qu'ils vont célébrer n'a rien de commun, quoi qu'on en ait dit, avec ces « agapes » fraternelles dont l'usage s'était répandu parmi les membres des diverses corporations ou confréries dans le monde gréco- romain. Les repas de charité, ou agapes chrétiennes, ne s'introduiront dans l'Eglise que plus tard. Le repas religieux auquel les fidèles vont d'abord prendre part est simplement la commémoration de celui que le Sauveur a pris avec ses disciples la veille de sa mort. La modification apportée par Jésus à la célébration de la Pâque juive, l'a divisée en deux parties bien distinctes, dont la première n'est plus qu'une préparation à la seconde. De cette première partie, les disciples du Christ ont cru devoir conserver, non les mets symboliques, qu'ils remplacent par d'autres, mais seulement le formulaire de prières. C'est en vue de ce premier repas en commun, pour lequel chacun apporte sa quote-part, que saint Paul prescrira aux riches d'attendre l'arrivée des pauvres, afin qu'on n'ait pas ce scandale de voir les uns manger abondamment et les autres manquer de vivres 2.

Ce repas fini, la célébration proprement dite de l'Eucharistie commence ^. Par le baptême, le chrétien a eu le sentiment d'être incorporé à la personne mystique du Christ, se survivant en l'Eglise ; par la confirmation, il s'est vu pénétré de l'action de l'Esprit sanctificateur. Ici, c'est Jésus lui-même, Jésus présent sous les espèces du pain et du vin, qui va s'unir à lui de la manière la plus intime. Le

divins dans le plan

de la Providence.

La fraction

du pain

ou

l'Eucharistie,

L'Eucharistie et l'agape.

L'Eucharistie

et la Pâque juive.

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