Gaston BoissiER, la Fin du paganisme, t. I, p
3. Chrétien par la conviction, non par le baptême. Constantin ne devait recevoir le baptême que peu de temps avant sa mort.
Difficultés
J'une politique
chrétienne
dans
le sens absolu
d'i mol.
sur le dogme chrélicu, ne pouvait èlie appliquée qu'avec d'infinies prôcau lions. Teifciiilien, dont la science juridique n'ignorait rien des ressorts de l'administration romaine, avait dit : « 11 est impossible d'être à la fois césar et chrétien ^. » Il faisait allusion à ces corps constitués qui environnaient le trône, à tout cet appareil de formalités et de procédure intimement lié au culte national, à ces rites païens qui se mêlaient à la plupart des actes administratifs, à ce titre enlin de Souverain Pontife, qui appartenait à l'empereur comme le premier de ses droits constitutionnels, et dont il n'aurait pu se décharger sans abdiquer son autorité politique elle-même ^. Constantin vit toute la difficulté de l'entreprise. Il n'en fut point rebuté. Il crut, et les piètres qui l'aidèrent de leurs conseils crurent sans doute avec lui, qu'on peut, sans abdiquer aucune de ses croyances, ne chercher à les faire prévaloir qu'au fur et à mesure que les esprits sont préparés à les accepter, que la poursuite des biens irréalisables ne fait que retarder l'obtention des biens réalisables, que la politique, en un mot, n'est que l'art de ae rapprocher des principes immuables autant que les circonstances contingentes le permettent. A ces inspirations d'une prudente politique, se mêla-t-il, dans son âme, quelque faiblesse à l'égard de la religion de son enfance, quelque ignorance des exigences de sa nouvelle foi ? Toujours est-il que Constantin conserva le titre de Souverain Pontife et en exerça même quelquefois les fonctions "^ ; les monnaies frappées à son effigie continuèrent à porter l'iniage du soleil et la dédicace Soli invicto. Mais l'empereur ne