‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 342 sur 413 · I. Tertullien, ad Scapulam, ^ ; Apol., ai · texte numérisé non relu

I. Tertullien, ad Scapulam, ^ ; Apol., ai

a. D'ailleurs le collègue de Constantin dans le gouvernement de l'empire, Licinius, était encore païen, et la législation de l'Orient et de l'Occident demeurait commune. Cf. Duchesmb, Hist. anc. de l'Eglise, H, 6a.

3. Le fait que six des «uccesseurs de Constantin, ouvertement chrétiens, conservèrent la dignité pontificale laisse supposer qu'elle n'impliquait pas nécessairement le sens d'une abjuration de la foi chrétienne. Le duc de Broglie dans le Correspondant de 1888, t. CLIII, a bien montré comment les époques de transition sont fleines de ces compromis bizarres et de ces transactions. Cf. H. Dutouquet, à article Constantin {conversion de), dans le Dict. apol. de la foi catholique, t. I, col. 69^. l^our ce qui concerne les monnaies, M. Mauuick, dont l'exceptionnelle compétence en ces matières est connue, fait remarquer que les ofliciers monétaire-; gardaient une assez grande liberté et se crurent autorisés à n'inscrire de signes chrétiens sur les monnaie» que lorsqu'ils pensèrent répondre dans une certaine mesure aux vœux do la populc.tion. .\insi les ateliers de Tarragone inscrivirent des signes chrolien» dan» le champ lie leurs monnaies dès 3l4, ceux d'Orient ne l«>s firent paraître qu'après la mort de Licinius on 3a/|. L'atelier d'.\rle8 ne fit graver le premier symbole chrétien qu'en 335. Le problème qui déconcertait iailis Tilleuiont se trouve' ainsi résolu. Cf. Mauwck, Numismatiijue constantinienne, Paris, u|oS, o' Bulletin de la Socit'té des an/i(/(uit/ys de i'runce, 1890, p. 38j ; 1901, p. i97-aoi.

LA PAIX GONSTANTINIENNE

Mais

il manifeste ouvertement

négligea aucune occasion de montrer qu'il estimait la religion chrétienne comme la seule vraie. Dès 3i3, le pape Miitiade célébrait un concile au palais de Latran, propriété impériale ; dès cette époque l'évêque Osius de Cord'oue fut attaché à la personne de l'empereur comme son conseiller et remplit auprès de lui les fonctions d'un aumônier impérial et même, en quelque sorte, d'un ministre du culte. Entre 820 et 32/i parut toute une législation qui donna à l'Eglise la personnalité civile. La faculté de tester en faveur des églises, accordée aux chrétiens *, la faculté d'affranchir les esclaves à l'église ^, l'obligation d'observer le repos dominical, imposée aux tribunaux et aux bureaux de l'administration impériale ^ ; la défense aux Juifs, sous peine du feu, de lapider ceux de leurs coreligionnaires qui se convertiraient * ; l'exemption pour les clercs des fonctions publiques et des corvées ^, indiquèrent bien chez l'empereur le désir de favoriser la propagation de la religion du Christ. L'abolition des sa foi exclusive lois portées par Auguste contre le célibat*', l'abolition du supplice c^rétiens^rà de la croix et de la rupture des jambes pour les criminels ', témoi- l'Eglise gnèrent d'une inspiration chrétienne plus délicate encore ^. Enfin ^^

dans son édit aux orientaux, Constantin s'affirma nettement chrétien. Il signifia expressément à ses sujets que la liberté qu'il accordait si largement au culte païen ne venait point, chez lui, d'une indifférence religieuse à l'égard de tous les cultes, mais bien d'un respect des consciences où l'erreur s'était prolondément enracinée. « Que chacun suive l'opinion qu il préfère, déclarait-il ; mais soyons bien persuadés que ceux-là seuls vivront dans la justice et la pureté, que la grâce divine a appelés à l'observation des saintes lois Quant à ceux qui s'y soustraient, qu'ils conservent tant qu'ils voudront les temples du mensonge; nous, nous gardons les splendides demeures de la vérité... Plusieurs, me dit-on, assurent que les rites et les cérémonies de l'erreur et toute la puissance des ténèbres vont être entièrement abolis. C'est ce que j'aurais certainement conseillé à tous les hommes, mais,

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