‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 347 sur 413 · Saint Optât, De schism. donat., 1. I, ch. xiv · texte numérisé non relu

Saint Optât, De schism. donat., 1. I, ch. xiv

4. Saint Optât, op. cit. Exeat hue, quasi imponatur illi manus in episcopatu, et quasielur illi capul de pœnilentia.

5. Quatre cents /o//es. La follia do Constantin valait environ o fr. 65 centinios. Mgr Duchesne estime à 60.000 franc» la sonuno totale distribuée par Lucilo. DucnESMi, II, 108. Voir dans IIiiPELE-LECLERCy, i, ^70, un calcul un peu dillérent.

G. C'est la date fixée par M. Vidoi.i.knt, Carlhmje ronuiine, i vol. 1901, p. 5ia. Dom Leclercq propose la lin de Su, I1ekele-Lkci.i;rcq, i, 370,

LA PAIX CONSTANTINIENNE

événements. Carthage étant « en quelque sorte le siège patriarcal de l'Afrique * » , toutes les provinces africaines furent impliquées dans le conflit. Dans presque toutes les villes, il se forma deux partis ; dans beaucoup de cités, il y eut deux évêques, un cécilianiste et un majorinien. Le parti dissident conservait pourtant le nom de donaliste, l'influence de Donat restant, malgré tout, plus grande que celle deMajorin. En dehors de l'Afrique, Cécilien était considéré partout comme l'évêque légitime ^

Division

de l'Eglise

africaine

en deux partis

Sur ces entrefaites, intervint l'édit de Milan. Constantin commençait à prendre quelques dispositions relatives à la libre administration temporelle de l'Eglise. Un de ses premiers actes fut de se mettre en rapport avec Cécilien. Il lui écrivit, pour lui faire parvenir une forte somme d'argent destinée à ses prêtres, et ajouta « qu'il avait appris que quelques têtes inquiètes cherchaient à troubler l'Eglise, mais qu'il avait chargé les magistrats de rétablir l'ordre, et que Cécilien n'avait qu'à s'adresser à eux pour faire punir les agitateurs ^ ». Dans une autre lettre, adressée au proconsul d'Afrique Ânulinus, il exempta de toutes les charges publiques les ecclésiastiques de l'Eglise catholique de Carthage « à la tête de laquelle se trouve Cécilien * ».

Le sens droit de l'empereur lui avait-il dicté cette ferme attitude ? Lui fut-elle inspirée par le sage prélat qui était alors son conseiller ? Tout ce que nous savons, c'est que le grand évêque de Cordoue, Osius, était, dès cette époque, à la cour de Constantin ^.

Osius de Cordoue, dont la haute personnalité devait représenter pendant plus d'un demi-siècle l'Eglise d'Espagne et exercer ime influence souvent décisive sur la politique religieuse de Constantin, était né en Espagne, probablement à Cordoue, vers 266. Il avait été élevé, en 296, au siège épiscopal de Cordoue, qu'il devait occuper

Constantin

se prononce

pour Cécilien.

Osius de Cordoue.

î. Hefele-Leclercq, I, a-jo.

a. Ibid.

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