‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 348 sur 413 · Ibid., ch. Tii · texte numérisé non relu

Ibid., ch. Tii

5. La première lettre adressée, au commencement de 3i3, à Cécilien par Constantin mentionne le nom d'Osius. Nicéphore, //. E., 1. VII, dans Mansi, Conc. anipUss, coUeetio, t. II, p. 68.

444 HISTOIRE GÉNÉI\A.LB >E l'ÉGLISE

pendant soixante ans. La fermeté de sa foi et la pureté de ses mœurs lui avaient acquis de bonne heure la confiance universelle de ses compatriotes. « On admirait, dit Sozomène, sa sagesse et ses lumières en toutes choses *. » Le feu de la persécution trempa son caractère. Victime de la tyrannie de Maximien Hercule, il avait affronté la torture avec un courage inébranlable et pouvait montrer plus tard sur son corps, à ses collègues réunis à iNicée, les cicatrices de ses blessures. Dès son avènement au trône, Constantin, désireux de s'entourer d'hommes prudents et avisés, l'appela à sa cour et lui témoi- 11 devient gna la plus grande estime. Tout nous porte donc à supposer qu'Osius ei le confident ^^^ ^"® P^'"'' décisive, quoique discrète, dans la politique de l'empede reur à l'égard de la secte donaliste.

Mais les adversaires de Cécilien s'agitaient de leur côté -. Au mois

Nouvelles d'avril 3i3, le proconsul d'Afrique fut abordé dans la rue par un

des donatistes groupe de partisans de Majorin, auxquels s'était jointe une foule

ou excitée. Ils lui remirent deux lettres. Le titre de la première, que

"^ ' saint Augustin nous a conservée, suffisait pour en faire connaître la

teneur : Griefs de (Eglise catholique contre Cécilien 2. La seconde

priait l'empereur, vu la division des évêques d'Afrique, d'envoyer de

la Gaule des juges pour décider entre les donatistes et Cécilien. Cette

dernière lettre, que nous a transmise saint Optât de Milève, était

signée par Lucien, Dignus, Nasutius, Gapito, Fidentius « et autres

évêques du parti de Majorin ^ ».

Constantin s'empressa de désigner trois évêques des Gaules pour juger le différend : Materne, évêque de Cologne, Rétice, évêque d'Aulun, et Marin, évêque d'Arles. Il leur communiqua toutes les pièces transmises par Anulinus et les pria de se rendre à Rome, où Cécilien allait être mandé, avec dix évêques de son parti et dix du parti contraire.

SaintMiltiade, Le pontife romain était alors Miltiade ou Melchiade, que le Liber P^R*^ pontificalis nous donne comme originaire d'Afrique. Il avait succédé

en 3 10 à saint Eusèbe. Saint Augustin le qualifie de pontife « excel-

Page 1