I. SozoMèNE, H. E., 1. 1, ch. xn ; THéoDORKT, 1. I, ch. yi
a. Libellas Ecclesiœ catholicae criminum Cœciliani. S. Augustin, Ep. lxxxviii, P. L., t. XXXIII, col. 3oa.
3. Optât DB Milèvb, De schUm. donal.,l. 1, c. xxu, P. L,, t. XI, col. 928. L« mention des actes produits dans les enquêtes et conlio-enquètes qui louiuiencent avec cutte lettre des donatistes ot vont durer et s'entrecroiser pendant près d'un demi-siècle, se trouve dans le Mémoire de Mgr Ducub'SNB, le Dossier du donatisme. Mélanges de l'Ecole de liûme, t. X, i8yo, p. (J3i-6^o.
(3io-3i4).
LA PAIX CONSTANTlîilENNE
MB
lent * ». Il avait jusque-là lutté avec zèle pour garantir ses fidèles contre l'influence du paganisme et avait l'œil ouvert sur les périls dont l'Eglise était menacée par la secte donatiste. Constantin lui écrivit la lettre suivante : « Plusieurs pièces m'ont été remises par le très illustre Anulinus, proconsul d'Afrique, desquelles il résulte que Cécilien, évêque de Garthage, est accusé sur plusieurs chefs par ses collègues d'Afrique. Il m'est très pénible que, dans cette province, que la Providence divine a spontanément confiée à mes soins pieux, et qui contient une grande multitude d'hommes, le peuple soit ainsi engagé dans une division funeste et que les évêques ne puissent s'accorder... Que votre gravité donc, après avoir lu les pièces, décide de quelle manière il conviendra de terminer, conformément à la justice, la controverse dont je viens de parler; car il ne vous échappera pas que je porte un tel respect à la régulière et légitime Eglise catholique, que je ne voudrais voir subsister entre vous ni schisme ni division ^. »
Miltiade invita quinze évêques italiens à se joindre aux trois évêques des Gaules. Le concile s'ouvrit, le 2 octobre 3i3, sous la présidence du pape, au palais impérial de Latran. Ce superbe édifice, autrefois confisqué, dit-on, par Néron à la riche famille des Laterani, pour la punir d'avoir pris part à un complot contre la vie de l'empereur, avait été mis par l'impératrice Fausta, femme de Constantin, à la disposition du chef de l'Eglise catholique. Il devait depuis lors, jusqu'à sa destruction par un incendie en i3o8, servir de résidence habituelle aux papes 3. L'assemblée qui s'y ouvrit alors était le premier concile officiellement convoqua et personnellement présidé par un pape, à la demande du pouvoir civil, pour juger de questions intéressant l'Eglise universelle. La colline du Latran, où elle se tenait, sous les auspices d'un empereur romain, était à deux pas du mont Palatin, en regard du Gapitole, au-dessus du Forum. Au milieu de ces splendides souvenirs de la Rome païenne, la Rome chrétienne était enfin admise à faire entendre officiellement sa voix solennelle.
Constantin
en réfère à lu
pour
la solution
du conilit.
Concile
do Rome
(octobre 3i3).