S. Augustin, Ep. i6a
2. EtsÈBE, H. E., 1. X, ch. V. La lettre de Constantin est adressée, en même temps qu'à Miltiade, à un certain Marc, qui n'est pas connu. On a conjecturé qu'il s'agissait d'un prêtre remplissant à Rome quelque fonction importante auprès du Pape. A. DE Broglie, op. cit., I, 267, note i.
3. Voir Ph. Lacer, Le palais de Latran, étude historique et archéologique, Paris, Leroux, 191 i.
lllSTOlUt: GENLUA1.E DE I, EGLISE
Tenue du concile.
La validité ài l'ordination
de Gécilien est reconnue.
Les conférences durèrent trois jours. Elles furent empreintes d'un calme et d'une gravité qui contrastaient avec les scènes tumultueuses qui y avaient donné lieu. On commença par écarter tous les accusateurs de mauvaise réputation dûment constatée *. On déclara également non recevables tous témoignages qui ne tendraient qu'à rela ter des rixes, des voies de fait ou des émeutes populaires. Une enquête commencée au sujet du conciliabule de Carthage, où, l'année précédente, soixante-dix évêques avaient condamné Gécilien, fut bientôt interrompue, comme devant mener trop loin. 11 s'agissait tout d'abord de trancher la question capitale : avait-on, oui ou non contre la conduite de Gécilien, évêque de Garthage, et contre la vali dite de son ordination, des griefs sérieux et juridiquement prouvés ? La netteté et la fermeté avec lesquelles les débats furent dirigés par Miltiade déconcertèrent Donat et ses partisans, qui avaient compté sur le tumulte des discussions, plutôt que sur la légitimité de leur cause, pour faire prévaloir leurs prétentions. Sommés de produire contre Gécilien des témoins dignes de foi ou des documents authentiques, ils se virent dans l'impossibilité d'en présenter un seul. Pur contre, Donat fut convaincu d'avoir, alors même que Gécilien n'était encore que diacre, semé des divisions dans Garthage, baptisé des fidèles déjà baptisés et réordonné des évêques coupables de tradition. Le troisième jour, la cause parut suffisamment entendue. Gécilien fut déclaré innocent, et Donat condamné d'après ses propres aveux. Dans un désir de pacification, le concile ue prononça pas de jugement sur les autres évêques du parti donatiste. Il déclara, au contraire, que, s'ils voulaient rester dans l'unité de l'Eglise, ils pourraient conserver leurs sièges ; que, dans toutes les villes où se trouvaient un évêque cécilianiste et un évêque donatiste, le plus ancien par l'ordination resterait à la tête de l'Eglise, tandis que le plus jeune serait préposé au gouvernement d'un autre diocèse. Getle décision fut proclamée par le président du concile, l'évêque de Rome, et communiquée à l'empereur *.