EusiBE. H. E., 1. X. ch. v
5. A. DE Broglib, op. cit., I, 383-284. Voici, d'après Mgr Duchesne, les Eglises qui furent représentées au concile d'Arles, soit par leurs évêques, soit par d'autres clercs : Italie : Rome, Porto, Centumcellœ, Ostie, Capoue, Arpi, Syracuse, Cagliari, Milan, Aquilée ; — Dalmalie : un évêque dont le nom s'est perdu ; — Gaule : Arles, Vienne, Marseille, Vaison, Orange, Apt, Nice, Bordeaux, Cabales, Eauze, Lyon, Autuo, Rouen, Reims, Trêves, Cologne; — Bretagne : Londres, York, Lincoln, peut-être une quatrième Eglise ; — Espagne : Emerita, Tarragone, Saragosse, Basti, Ursona, et une autre E'giise de Bétique ; — Afrique : Carthage, Césarée de Mauritanie, Utina, Utique, Thuburbo, Beneventum (?;, Pocofellis (?), Legisvolumini (?), Vera (?).
Hist. géa. de l'Eglise. — I
HISTOIRE «ENERALE DE I, FGIJSE
Aftilude
turbulente
des doDatistcs.
Décision dogmatique du concile :
validité
de l'ordination
faite par un
« traditeur
des Ecritures ».
motif que les autres patriarcats n'y prirent point part, n'y furent pas invités, et que notamment l'Orient, comme le dit saint Augustin, ignora complètement la controverse donaliste *».
Nous n'avons aucun document sur la tenue môme de l'assemblée. Les vingt-deux canons du concile et l'épître synodale adressée au pape pour lui rendre compte du résultat des délibérations, sont les seules pièces sur lesquelles nous pouvons édifier des conjectures. Marin, évêque d'Arles, paraît avoir eu la présidence ; du moins son nom se trouve le premier dans la lettre dn synode. Il semble aussi que l'attitude des évefjues donatistes au milieu de l'assemblée ait produit sur la majorité des prélats la plus fâcheuse impression. Ils durent y paraître avec des allures et des paroles de forcenés'*. Ils furent éconduits ou condamnés à cause de leur impudence ^. La question de principe fut ensuite réglée par le décret suivant : « Quiconque aura livré les saintes Ecritures ou les vases sacrés ou les noms de ses frères, doit être écarté dn clergé, à condition toutefois que les faits soient établis par des documents officiels * et non par de simples rumeurs. Si quelqu'un d'eux a fait des ordinations et qu'il n'y ait rien à reprocher à ceux qu'il a ordonnés, lordinalion ainsi conférée ne peut nuire à celui qui l'a reçue. Comme il y a des gens qui, contre la règle ecclésiastique, prétendent être admis h accuser en s'autorisant de témoins subornés, il ne faut pas les admettre, à moins, comme il a été dit, qu'ils n'allèguent des documents officiels^. »
« Rien n'était plus sage. Il fallait en finir avec les accusations dont, un peu partout, le clergé était menacé par les mécontents, punir les coupables avérés, assurer la .paix aux innocents, et passer condamnation sur les cas douteux *. »
Mais rien n'eut raison de l'obstination des doua listes. En vain le pape envoya-t-il en Africfue deux évêques. Eunomius et Olympius, pour y signifiera tous que le parti de Cécilien. pour lequel s'était prononcé le concile, devait seul être considéré comme catholique. Les deux évêques entrèrent en communion avec le clergé de Cécilien