‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 353 sur 413 · DucuusM£, op. cil., 11, ii · texte numérisé non relu

DucuusM£, op. cil., 11, ii

LA PAIX GONSTANTINIEÎSNE

à Carthage, mais les donatistes s'efforcèrent d'entraver leur mission par tous les moyens.

L'empereur intervint à sou tour. Il manda les chefs des deux partis. Majorin venait de mourir i, et il avait été aussitôt remplacé par un prêtre portant, comme le premier instigateur du schisme, le nom de Donat. Ce nouveau chef dudonatisme est connu sous le nom de Donat de Garthage ou de Donat le Grand. « G'était un homme d'une réelle valeur, de mœurs intègres et d'une tenue digne d'un meilleur rôle. Il avait l'esprit cultivé ; il était érudit et parlait^ avec éloquence ; il s'imposa à tout son parti par son habileté, son action incessante et son infatigable énergie. Malheureusement il était infatué de lui-même et d'un orgueil démesuré ^. » Il devait être le véritable organisateur du schisme et lancer l'Eghse d'Afrique, pour plus de trois siècles, dans la pire des aventures.

Un débat contradictoire entre les deux évêques eut lieu en présence de l'empereur. Gonstantin se prononça pour Gécilien et communiqua sa sentence au vicaire d'Afrique, Eumelius.

A la réception de cette sentence, mais surtout, paraît-il, sous l'influence des deux évêques envoyés par le pape, Eunomius et Olympius, qui, abreuvés d'injures, poursuivaient en Afrique leur mission paciûcatrice, un certain nombre de prélats donatistes se soumirent. Saint Augustin a noté avec soin l'argument principal qui détermina leur conversion, et qu'il devait développer lui-même avec éloquence. Ils se dirent que ceux-là seuls devaient être catholiques qui se trouvaient en accord avec l'Eglise répandue dans le monde entier ; or, c'était le cas du seul parti de Gécilien •.

Donat

de Carlhago

ou Donat

le Grand,

Constantin se prononce

une fois de plus pour

Oécilion.

Page 1