‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 361 sur 413 · I.EusiBE, Vie de Constantin · texte numérisé non relu

I.EusiBE, Vie de Constantin

a. La conviction d'Alro l'instrument do Uieu se manilcslo parliculièrument iKm» la proclamation aux Orienlaui, que cite Musèdb, Vie de Constantin, II, 55.

LA PAIX CONSTANTINIENNE

Cette reprise des bons rapports mutuels pourra beaucoup pour ramener les hommes dans la voie droite. Que personne donc ne fasse de mal à personne. Que chacun suive l'opinion qu'il préfère. . . Que nul ne cherche querelle à un autre à cause de ses opinions ; mais que chacun se serve de ce qu'il sait pour aider son prochain, et, si cela n'est pas possible, le laisse en paix. Car autre chose est d'accepter volontairement le combat pour une croyance immortelle, autre chose de l'iiiiposer parla violence et les supplices*. »

Ces derniers mots nous révèlent le fond de la pensée de Constantin. Une professera jamais l'indifférence religieuse. Le christianisme sera toujours pour lui la vérité, le paganisme l'erreur, mais il ne cherchera à propager la vérité que par la persuasion et la douceur, et il ne poursuivra l'erreur par la force que dans la mesure où la moraleet l'ordre pubhc le demanderont. Certes, hâtons-nous de le dire, ce plan ne sera pas toujours suivi •; emporté par le ressentiment, et plus encore enivré par le succès, Constantin ne respectera pas toujours les bornes qu'il s'est assignées d'une manière aussi sage. Surtout après le concile de Nicée, dont le triomphe l'exaltera, on le verra violer tantôt les droits de l'Eglise, et tantôt ceux des consciences. Mais nous n'avons ici à exposer que les débuts de sa politique religieuse, et l'on doit reconnaître que, pendant cette première période, il resta fidèle aux principes de ses premiers édits.

il ne

persécutera aucun culle

Mais

ges passions l'écarteront quelquefois de cette sage conduite.

Favoriser de tout son pouvoir le progrès et la magnificence du culte chrétien : telle fut la principale préoccupation de Constantin.

La première pensée des chrétiens, au lendemain de l'cdit de Milan, avait été d'élever à Dieu, sur un sol depuis trop longtemps souillé par des sacrifices idolâtriques, des temples où retentiraient enfin librement leurs actions de grâces. Jusque-là leur culte avait dû se célébrer dans de pauvres chapelles, se cacher à l'abri de quelque maison hospitalière, ou même, à l'heure des grands périls, se réfugier au fond des souterrains, dans le voisinage des tombes. Sur les débris des sanctuaires ruinés par la persécution, aux lieux consacrés par le

Constantin

favorise

le progrès

et la

magnificence

du culte

chrétien.

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