‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 367 sur 413 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, p

LA PAIX COJJSTAMIMENNE 4 77

de publicité et de sincérité. Avec Constance, tombèrent les formules sacramentelles des testaments, des stipulations et de plusieurs actes du droit civil. On fit aussi disparaître ce que les empereurs appelèrent aucupatio syllabarum, c'est-à-dire les syllabes sacramentelles et tous les restes de subtilités juridiques *. » En second lieu, le temporel et le spirituel ne furent plus confondus. « Que veulent donc ces gens, s'écriait Constantin, supplié par les donatistes d'intervenir dans une question religieuse. Ils demandent mon jugement, à moi qui attends le jugement du Christ 1 Ils interjettent appel, comme dans les causes civiles. Mais, je le dis en vérité, le jugement des prêtres doit être reçu comme si Dieu en personne était assis sur leur tribunal pourjuger|2. >> Enfin Constantin commença à réparer la profonde inégalité qui faisait des femmes, des enfants et des esclaves des personnes diminuées. Il donna aux mères une place plus large dans la succession de leurs enfants^. Elles devinrent leurs tutrices légales *. Le lien conjugal reprit une partie de sa dignité par la restriction des cas de divorce ^. Dès le mois de mai 3i5, l'empereur écrivait : « Qu'une loi soit promptement affichée dans toutes les villes d'Italie, pour détourner les parents de porter sur leurs enfants nouveau-nés une main parricide » ; et, quelques années plus tard, en 821, il écrivait encore: « Nous avons appris que les habitants des provinces, souffrant de la rareté des vivres, vendent et mettent en gage leurs propres enfants. Nous ordonnons que ceux qui seront trouvés sans ressource personnelle soient secourus par notre fisc. » La loi punit désormais le meurtrier de son fils des mêmes peines qui atteignaient le parricide. La peine de mort, enfin, fut appliquée à ceux qui feraient périr leur propre esclave, Constantin facilita de toutes manières la mise en liberté des esclaves. Quiconque aurait déclaré son esclave libre devant le peuple assemblé ou dans une église, serait censé avoir rempli toutes les formalités par lesquelles se conférait le droit de cité romaine. Par deux constitutions impériales, « l'Eglise était chargée d'une sorte de patronage officiel pour l'afl'ranchissement du genre humain. Les lieux consacrés devenaient des asiles de liberté et des terres franches. Maîtres de provoquer et de recevoir toutes sortes

1° Caractère

de publicité

et de sincérité

de la

procédure ;

ao Division

du spirituel

et du

temporel ;"

3° Disparition

des inégalités

injustifiées

du droit

ancien.

La femme.

L'enfant.

L'esclave.

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