Hom. clem., 11, aa
54 IIISIOIUE GÉMÉnALE DE l'ÉGMSB
Son ascenJaiil Par l'éUangelé de ses rêves, par le prcslijjfe de ses sortilèges, par
, "'"^ , l'audace de ses allinaations, cet hoinine exerçait une sorte de fasci-
le peuple.
nation sur les masses. « Voici la grande vertu de Dieu », se disait le peuple eu le voyant paraître * ; et lui-même, au ra[)port de saint Jérôme, disait à qui voulait l'entendre : « Je suis la parole de Dieu, je suis la Beauté, je suis la Consolation, je suis la Toute-Puissance, je suis le Tout de Dieu ^. »
Arrivée En quittant Jérusalem, le diacre Philippe, le second des sept élus,
à 'î'ébastoi^^S) s'était rendu à Sébaste ^ pour y prêcher l'Evangile. Sur cette terre, réfractaire à l'autorité de Jérusalem, il avait l'assurance d'échapper à la persécution des prêtres juifs. Les diacres, dégagés, par suite de la dispersion, des soins de la communauté, qui avaient constitué leurs principales fonctions jusque-là, se vouaient désormais au ministère de la prédication. Le missionnaire ne tarda pas à se trouver en présence du magicien.
Nous savons peu de chose de Philippe. Originaire, à ce qu'il semble, de Gésarée *, père de quatre filles qui l'aidaient dans sou ministère en catéchisant les néophytes, et qui paraissent avoir rempli un rôle important dans les œuvres charitables de ces temps primitifs, il avait reçu de Dieu, d'une manière peu commune, le don des miracles. Son nom semble indiquer une origine helléniste, qui dut rendre plus faciles ses rapports avec les populations étrangères à Im Judée.
Il baptise Au bout de quelque temps, Philippe avait guéri un si grand
,"" . nombre de possédés, de paralytiques, de boiteux, d'infirmes de toute grand nombre i l j i ^
de sorte, que beaucoup de Samaritams demandèrent a recevoir le
samaritains jjapjème chrétien. Simon lui-même demanda et obtint l'initiation à et airaon r
lui-même. la foi de Jésus-Christ.
Le diacre avait la faculté de baptiser, mais non de donner le Saint- Esprit. Ce dernier pouvoir était réservé aux apôtres. Ceux-ci, n'ayant pas tardé à apprendre le succès accordé par Dieu à la prédication de Philippe, jugèrent qu'il y avait lieu de conférer aux nouveaux chrétiens le complément des grâces sacramentelles que