Act., XXVI
6. « Le panorama riant et grandiose de Tarse semble n'avoir laissé aucune trace dans l'imagination de Paul... A ce point de vue, il est l'antipoilo des prophètes et des évaiigélistes... Il tu: voit la nature inaniuiéo que dans .ses rapports avec l'honimo. Sou domaine est la psychologie. » Fr.vt, la Théoloijie de saint Paul, t. 1, p. ii)-ao.
LA PREMIERE EXPANSION
Le procès et l'exécution d'Etienne, dont il avait été témoin, avaient décliaîné sa fureur. Par suite de circonstances difficiles à préciser, mais que la logique la plus élémentaire oblige à admettre, Saul n'avait rien vu des prodiges survenus au Calvaire, à la Résurrection et à la Pentecôte. Les récits qu'on put lui en faire parurent sans doute, à son esprit prévenu, des fables ridicules et d'odieuses inventions. Pour lui, Etienne est un imposteur ou un fou. En tous cas, les chrétiens sont des adversaires de la tradition pharisaïque ; il faut les exterminer à tout prix. Dans la description qu'il nous laissera plus lard de sa fureur religieuse, il se comparera à la bête fauve, qui ravage tout ^. Il ne lui suffira pas plus désormais d'assister au supplice de la victime, il pénétrera dans les maisons particulières et en arrachera les habitants, hommes et femmes, pour les traîner dans les cachots. Mais bientôt, faute d'aliment, la persécution s'est éteinte à Jérusalem. Voilà pourquoi Saul a supplié le grand prêtre Caïphe de l'investir d'une mission officielle pour rechercher et faire encliainer les chrétiens de Damas. C'est là que la grâce de Dieu attend le féroce persécuteur.
Pendant que Saul de Tarse s'achemine vers Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tombe par
Son attilude
à l'égard
de la religion
chrétienne.
Saul
persécuteur
du
christianisme.
La vision
du chemin de
Damas (33).