Act., IX
HISTOIRE GÉNÉRALE DE l'ÉOF.ISE
n est envoyé
à Antioche
par l'Eglise de
Jérusalem.
11 V amène Saiil de (ve
Sanl Je Tarse
depuis sa conversion.
voisine de Tarse, peut-être y avait-il autrefois connu Saul et pouvait il, à ce titre, mieux que personne, garantir la sincérité de cette nature loyale, tout d'une pièce et incapable de mentir. lîarnabé nétait pas seulement « un homme bon, plein de foi et du Saint- Esprit * », comme le qualifie saint Luc ; d'une liante stature, d'un port majestueux qui, à Lystres, le feront prendre pour Jupiter luimême, il était capable, plus que tout autre, d'imposer au peuple par l'autorité de sa personne ^. Aucun choix ne pouvait donc être plus heureux. Nul n'était plus à môme de comprendre la nouvelle campagne apostolique, dans laquelle ses compatriotes, quelques cypriotes pleins de zèle, avaient si efficacement travaillé.
Barnabe vint à Antioche. Non seulement il approuva le mouvement universaliste qui s'y dessinait, mais il se proposa de l'accentuer en y multipliant les ouvriers évangéliques. Sa pensée se porta sur son grand ami, Saul, dont il connaissait l'âme aidente, l'esprit ouvert Tarse à toutcs les grandes entreprises, et tout particulièrement le zèle pour ■* ■ ■ la conversion des Gentils. Il se rendit donc à Tarse et bientôt après en ramena Saul.
Le nouveau missionnaire d' Antioche va désormais occuper le premier rang, sinon dans la hiérarchie, dont Pierre reste le chef incontesté, au moins dans l'œuvre de l'évangélisation. Son histoire va se confondre presque avec l'histoire de la propagation du christianisme.
Saul de Tarse est alors dans toute la force de l'âge mûr. Il compte un peu plus de quarante ans. Sa personne n'est point de celles qui imposent au premier abord. Chétif d'apparence, pleinement conscient de ses défectuosités extérieures ^, Saul tremble ; il