‹ Histoire générale de l'ÉgliseChapitre 79 sur 413 · Did., IV, a · texte numérisé non relu

Did., IV, a

5 lùid., XVI, a.

6, Ibid., iiv, i-a.

LA PREMIERE EXPANSION

Les

sacrements.

Les formules de prière indiquées dans la Didachè sont l'Oraison L'Oraison dominicale et les prières qui accompagnent la réception des sacre- omimca e. meuts du baptême et de l'Eucharistie. L'Oraison dominicale est textuellement reproduite, accompagnée de la doxologie suivante : « Puisque à Toi est la puissance et la gloire dans tous les siècles * « ; doxologie qui rappelle la formule des Paralipomènes : « A toi, Jéhovah, est la grandeur, la force et la majesté, la victoire et la magnificence 2. »

Des renseignements brefs, mais précis, sont donnés sur le baptême. Celui qui doit être baptisé s'y préparera par un jour ou deux de jeûne ^. On aura dû d'abord lui enseigner tout ce qu'il doit croire ^, Il sera conduit vers une eau courante, de source, de fontaine ou de rivière ^, car l'eau courante, plus pure et plus fraîche que l'eau stagnante, symbolise mieux l'action régénératrice et rafraî- Le baptême, chissante du sacrement. Si l'eau vive fait défaut, on pourra prendre de l'eau recueillie dans un réservoir et on en versera trois fois sur la tête du baptisé « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ^ » . C'est la mention la plus ancienne qu'on possède du baptême par effusion. Cette manière de baptiser, qui avait dû, comme nous l'avons déjà constaté, être employée dès le début par les apôtres dans plusieurs circonstances, et à titre d'exception, devait plus tard disparaître de l'usage courant de l'Eglise, par suite de la construction régulière de piscines baptismales qui se fit partout où les communautés chrétiennes se réunirent, et où se pratiqua le baptême par immersion '. Le baptême par effusion, réservé aux malades, ne fut plus administré qu'en cas d'absolue nécessité.

On a remarqué avec quel soin la doctrine des apôtres a relevé les La confession, péchés ^ ; elle les a même rassemblés en deux listes, qui pourraient, à la rigueur, passer pour des examens de conscience primitifs 9. Elle affirme nettement que les péchés peuvent être remis *^. Nous savons, d'autre part., qu'au commencement du u' siècle, à Antioche, les

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