Ibid., IX, 4 ; X
II. Sur la formation et sur les caractères de l'espérance èschatologique en Israël et à l'époque chrétienne, voir Labauche. Leçons de théol. dogm., 3e édit , t. Il, p. 347-393, et A. Lbmonnter, 0. P., au mot Fin du monde dams le Dict. apol. delà foicalh., t. I, col. 1911-1937.
la. Ibid., ivi, 1-8.
i3. On trouve des paroles semblables dans les prophètes pour annoncer la ruine des royaumes maudits. Cf. Ezechiel, xxxii, 7-8, xxxviii, ao.
ne sait pas l'heure à laquelle viendra le Seigneur * » ; comme lui, nous l'avons vu, elle se préoccupe de fonder l'Eglise sur une solide hiérarchie ; nulle part on ne constate, dans le pieux écrit, cette attente fébrile d'une prochaine fin du monde, destructive de toute autorité - et fondement principal du renoncement chrétien ^, qu'on a prétendu exister au début du christianisme. Ces chrétiens, dont la religion s'alimente à la pensée de la mystérieuse parousie, sont de ceux dont rien n'ébranlera la foi, ni la mort tragique de l'évcque de Jésusalem, ni la ruine de Jérusalem elle-même.
Les dernières années de
Baii\t Jacques le Mineur.
Son épître (60)
Nous n'avons pas à raconter ici ce second événement, qui appartient à une époque postérieure de notre histoire ; mais le martyre du premier évêque de Jérusalem, arrivé en l'an 62, clôt la période de l'expansion chrétienne qui eut Antioche pour centre.
Vers l'an 60, le saint évêque de Jérusalem, préoccupé des dangers que faisaient courir à la foi chrétienne les enseignements de faux docteurs, qui se réclamaient de Simon le Magicien et enseignaient que la foi suffit sans les œuvres pour être sauvé, écrivit a aux douze tribus qui sont dans la dispersion » , c'est-à-dire à tous les Juifs convertis (jui se trouvaient soit à Antioche, soit ailleurs, en contact avec le monde païen, une épître destinée à les prémunir contre le danger de ces fausses doctrines. « Mes frères, leur disait-il, que sert-il à un homme de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? Si l'un de vos frères ou Tune de vos sœurs sont dans le dénuement, et que l'un de vous leur dise : « Allez en paix, et vous rassasiez », sans leur donner le nécessaire, à quoi cela sert-il ? Il en est de même de la foi. Sans les œuvres, elle est morte *. » Les chrétiens dispersés au milieu des païens trouvaient autour d'eux, dans l'orgueil, la corruption et la brutalité des riches à l'égard des pau^Tes, d'abominables exemples ; quelques-uns, paraît-il, en subissaient la funeste influence. « 0 mes