VALLEE
ant de Jus disi, dans objets » l'idoangéliylone, u sang causes
> l'Em-
sement tre les x remt leurs a mullés à la x qui, les tyt toux facbir sur sur le
è, qui ; peu s, des abane, ils és du ait vu r les >, soit
[An 415] DE L'ÉGLISE. — LIV. XIV. 30 pour étendre les limites des contrées stériles où on les tenait resserrées. Mais quand les Romains eux-mêmes eurent détruit dans leur esprit le respect du nom romain, quand les Barbares eurent une fois perdu cette crainte révérentielle et presque religieuse ; tels alors qu’un torrent qui a rompu ses digues, et franchissant sans retour les barrières qu’on les avait enhardis à forcer, ils portèrent le ravage et la désolation dans les plus florissans apanages et jusqu’au sein de l'Empire. Les Allemands, peuple particulier de la Germanie, éternisèrent dans toutes ces contrées leur nom et leur naissance. Les Francs et les Bourguignons inondèrent les! Gaules ; ies Pictes se jetèrent dans la Grande-Bretagne; les Goths occidentaux, les Suèves, les Vandales, après avoir fait gémir les Gaules, subjuguèrent les différentes contrées de l'Espagne ; les Hérules et les Ostrogoths pénétrèrent en Italie, et se rendirent successivement les maîtres de Rome. Il n’y eut pas jusqu'aux Lombards, qui, avec d’autres hordes également obscures, ne voulussent a leur tour insulter à l'aigle expirante des Césars.
Valentinien IIT, qui n'avait que six ans quand il succéda à son oncle Honorius, n'était pas doué des qualités propres à soutenir, en des conjonctures si difficiles, l'Empire chancelant. Il était fils de’la princesse Placidie, sœur du dernier Empereur, et de Constance, honoré de la pourpre, qu'il avait méritée en défaisant le tyran Constantin, et que la mort lui avait enlevée au bout de six mois. Comme Placidie, peu avant la mort d'Honorius, avait été obligée de se réfugier à Constantinople avec son fils, à cause de <°s intelligences en Occident avec les ennemis de l'Empire, le primicier des notaires, c'est-à-dire le premier secrétaire d'État, profita de cet éloignement pour s’arroger la souveraine puissance. Il se fit proclamer empereur à Ravenne, où il se soutint un an et demi Jean, c'était le nom de cet ambitieux secrétaire, soutenu en Italie par Castin, maître de la milice, voulut aussi se faire couronner en Afrique. Le comte Boniface ÿ commandait". Il était alors grand ami du saint évêque d'Hippone ; il se signalait par une piété digne de cette liaison, et conséquemment par une grande fidélité à son prince et à tous ses devoirs. Il avait d’ailleurs en aversion l’arrogante fierté de Castin, et des sujets particuliers de mécontentement contre lui. Il se déclara courageusement pour Placidie, et fit reconnaître Valentinien. Théodose soutint le parti du jeune Empereur, son cousin-germain, et envoya une armée à son secours.
L'usurpateur avait appelé ces troupes innombrables de Barbares qui de tous côtés menaçaient l'Empire, et il ne paraissait pas pos-
# Philost. lib. 1x, c. 13.