‹ Histoire générale de l'église [microforme]Chapitre 47 sur 77 · RES · texte numérisé non relu

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Wsiiemft 5; . ‘lu je T DALINÔYS LISE oubrre | ta Quoique la religion chrétienne fit déjà la Féligon unirere : et que l'émpire, de l'Église, infiniment plus étendu que celui de Rome dans son plus beau temps, ne connût d'autres bornes que celles du monde, il manquait encore quelque chose à sa gloire et à son trioïnphe, Elle avait aussi soumis au joug dé l'Evangile les deux nations les plus valeureuses et les plus éclairées, les Grecs et les Romains, c'est-à-dire tout le monde policé, qu'on s'était accoutumé à nommer simplement le monde ; tant ce qu'on appelait par opposition barbares, ou sauvages, semblait peu digne de faire partie de la société civile et du genre humain! Ainsi la loi de grâce avait fait des chrétiens de tout ce qui méritait le nom d'hommes. 11 lui fallait encore, EE barbares, faire d'abord des hommes, pour les rendre ensuite chrétiens, et pour composer à Jésus-Christ ce bercail innombrable et parfait, où entrent le Romain et le Scythe, le Grec et le” barbare, le loup. et la brebis, déstinés, suivant

L st tv LA 1 A l'. * . , CR l'expression d'Isaie r8.paîtré indistinctement et paisiblement tous

ensemble, sans autre dif férence que le mérite d’avoir changé d'in: clinations et de naturel par la vertu la plus puissante d'en-haut. C'est ici la grande œuvre déjà exécutée en partie, et que nous allons voir consommer par l'Eglise avec une édification toute nouvelle, Cette heureuse révolution ne pourra s'opérer sans lui causer de rudes secousses ; il en résultera bien des bouleversemens et des orages; l'harmonie.de cette immense famille que l’homme de douleurs a engendrée sur la croix, en sera troublée pour un temps; la divine épouse de Jésus-Christ en paraîtra même souffrir quelque altération : mais ses traits caractéristiques seront toujours les mêmes, le sceau de l'alliance éclatera sans danger de méprise et sans interruption, tous les nuages se dissiperont enfin, et après tant d'attaques et de rudes travaux, l'Eglise reparaîtra sous l'aspect majestueux d’une féconde maturité, et quelquefois avec toutes les fleurs de sa première jeunesse.

De là même elle tire un avantage éclipsé en quelque sorte dans

* Cap xi, v. 7.

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[An 462) DE L'ÉGLISE. — LIV. XVII, 485 ses plus heureux jours, sous la faveur des Marcien et des Pulchérie, des Théodose et des Constantin, qui faisaient réfléchir sur elle les plus vifs rayons de leur majesté et de leur puissance. Quand la dignité impériale sera anéantie dans l'Occident ; quand en Orient une longue süité d'empereurs, néni moins indifférens aux maux de la religion qu'à ceux de l'Etat, ou plus jaloux des prérogatives du sacerdoce que de ceux de la couronne, brouilleront tout en touchant à tout, dresseront et supprimeront les formules de foi selon leurs caprices, s'arrogeront le droit sacré de l'enseignement et l'interdiront aux évêques; quand les Gaules, les îles Britanniques, l'Espagne; l'Afrique, l'Italie, le propre apanage de Pierre, gémiront sous la servitude des barbares, suit païens, soit ariens, encore plus ennemis de la foi que les idolâtres : alors on verra clairement que la puissance de l'Eglise et l'autorité du Siége apostolique en particulier, ne devront pas leur accroissement aux grandeurs du siècle, comme elles ne leur avaient point dû leur établissement sous la tyrannie des Néron et des Domitien. Alors, comme sous les empereurs les plus favorables à la religion, on verra les pontifes romains siéger sur la chaire de Pierre avec la même majesté que leurs plus heureux prédécesseurs, veiller à l'exécution des canons dans les différentes églises, connaître des causes les plus importantes , prendre soin qu'elles soient jugées suivant les règles de l'équité et de la sagesse, rétablir ceux qu'une injuste violence avait dépossédés, secourir les opprimés, humilier les méchans et les superbes, avertir les empereurs de leurs dévoirs religieux , s'opposer comme un mur d'airain aux emportemens sacriléges des dominateurs barbares les plus terribles , et dans le même temps, recevoir des ambassades honorables de toutes les régions, se voir choisir par les différentes puissances pour médiateurs et pour arbitres de leurs différends, et dans les lieux trop éloignés pour s'y rendre en personne, prononcer par l'organe de leurs vicaires : tel est en substance le grand tableau dont les traits vont se développer dans les faits suivans.

Cinq à à six semaines après la mort du saint pape Léon, le douzième ‘jour de novembre de l'an 461, on ordonna pour son successeur l’archidiacre Hilarius, natif de Sardaigne, le même qui, douze ans auparavant, au faux concile d'Ephèse, avait rempli si dignement l'office de légat du saint Siége. A l'anniversaire de son ordination qui, selon la coutume, fut célébré avec éclat, quantité d'évêques s'étant rendus à Rome de diverses provinces , il tint un concile au sujet de l'évêque Hermès qui se trouvait en possession de l'évêché de Narbonne. Il s'y était mis lui-même d'une manière irrégulière, les habitans de Béziers, pour qui il avait été d'abord

486 HISTOIRE GÉNÉRALE {An 464) ordonné, ayant réfusé de le recevoir. Les parties intéressées portèrent leurs plaintes à Rome, et le pape écrivit à l'archevêque d'Arles, afin d'obtenir de lui et des autres évêques les renseignemens propres à motiver son jugement. On envoya, des .députés de part et: d'autre, et deux évêques de Gaule, étant yenus à Rome, assistèrent au concile, On régla, pour.le bien de la paix et pur indulgence, qu'Hermés resterait sur le. siége de Narbonne; mais que, sa vie durant, l'ordination des évêques de.cette province serait attribuée au plus ancien d'entre eux, après quoi elle reviendrait au successeur d'Hermès.. Pour prévenir de pareils inconvéniens, on recommanda aux Gaulois de tenir chaque année un concile dans celles de leurs provinces où les évêques pourraient se réunir ly apparemment à cause des guerres et. des invasions qui ne permettaient pas de s'assembler plus régulièrement. Nonobstant ces conciles; il. est. dit qu’on consultera le saint Siége dans les affaires importantes. C'est l'évêque d'Arles qui doit assigner le temps et le lieu de ces assemblées en. écrivänt ‘aux métropolitains ; et c'est à lui. que les évêques doivent encore s'adresser, au réfus de ces métropolitains, pour obtenir les’ lettres authentiques ; sans lesquelles il leur est, défendu de sortir de: leur province,

‘Par‘ün-concile de Vannes tenu à peu-près dans le même temps, on voit le soin infini que prenaient les Occidentaux pour maintenir la purété des mœurs dans le clergé”. Il y est défendu aux clercs engagés dans les ordres supérieurs, c'est-à-dire aux prêtres, aux diacres et aux sous-diacres, d'assister aux festins de.noces, et de se rencontrer en toute autre société où l’on peut voir et entendre ce qui offenserait la pudeur la plus délicate. :On défend encore aux clercs, et cela sous peine d’excommunication, de recourir aux tribunaux séculiers sans l’aveu de leur évêque; mais si l’évéque leur est suspect, ou si c'est contre lui-même qu'ils plaident, ils doivent s'adresser aux autrés prélats. La défense déjà faite aux clercs de voyager sans des lettres de leur évêque, s'étend ici aux

- moines, qu'on soumet à des macérations et à des punitions corporelles, si les réprimandes ne suffisent pas. ;

Dans le jugement d'un concile d'Arles *, sur quelques démêlés de Fauste, abbé de Lérins, avec Théodore, évêque de Fréjus, dont Lérinis dépendait alors, nous trouvons l'exercice‘de la juridiction épiscopale sur les monastères, et tout à la fois le commencement des exemptions, au moins pour les communautés composées de

! 2. épist. 8, tom. 4 Conc. — * Grèg. Tur. 11, c. 6 et scq.—"# Tom. 4 Conc. p. 1023.

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CA 464) DE L'ÉGLISE, — LIV. XVII. 487 laïques qui’sé choisissiiont un supérieur. Les mbines et l'abbé de Léténs assistèrént avec trérze évêques à ce concile; qui est le troisiètné” d'Arles 1}'y fut résolw que l'évèque Fhéodore ne s'attribükraît sur: Re tondstère que: les droits exercés par son prédécesser Lédncc; é'est-h-dire que les ministres de l'autel.et les clercs sérdient’étdonniés pat lévôque diccésain ; qu'il-donnernit aussi le saint chrétne etconfirmerait les néophytes, s'il y'en avait, et que lès clercs étrarigers ho seraient pas reçus sans son ordre; mais que, lé gros dümôtitstère, consistant en laïques, demeurerait, sous la conduite dé l'abbé, sans.que l'évêque s'attribuât à cet-égard aucun droit niqu'il pât-de son chef en ordonner aucun pour:clerc. ’Lemétropolituin et les évêques de la province de Tarragone.en Espagne‘ écrivirent au'pape: Hilarius!;; pour savoir ce qu'ils. devaient conclure dans teur concile touchant Silvain:de Calahorre, l’un d'entre eux, qui avait-ordonné:un évêque: que lepéüple ne derrandait pas, et'pris ur prêtre d'un-autre-diocèse, pout.le faire évêque malgré lui. Ils consultaiént 'ensuiterle sâint. Siége sur l'affaire d'Irénée; que Nandiniaire-de Barceloné ayait-demandé en môurant pour. sün successeur quoique déjà évêque:d'une. autre ville; Les évêques de la province avaient consenti: à :cette-translation, par reëpect pour le défunt, uvec l'agrément:du peuple et.du clergé de Barcelone *. Ces questions:furent :éxaiinées dans un concile tenu à Rômé par quaramte-huit évêques ;ien comptant le papé et deux Africains, Après le souverain pontife,iS. Maxime de Turin, fort. ancien dans l'épiscopat, puisqu'ikétait en-réputation dès le règne d'Honorius; est nommé de prémien, et, l'évêque de Porto; le cinquième seulement; ce quifait:croire qu'on, suivit l'ordre de l'ordination, comme en plusieursautres-conciles : usage respectable , qui'obvie sagement aux prétentions de la vanité, et qui s'est maintenu avec édification jusqu'à nos: jours,-Les: principaux citoyens et lés magistrats de plusieurs villes d'Espagne s'intéressant pour l’évêque Sylvain, on lui pardonna le passé, vu la nécessité dés temps, mais à charge de mieux observer les’ canons à l'avenir, On défendit sévèrement les translations. On enjoignit à Irénée, sous peine d'excommunication, de retourner à sa première église; 'et au métropolitain nommé Ascagne; de faire élire par le clergé de Barcelone et de consacrer un autre évêque pour ce siége. Comme on lisait avant le jugement les informations en voyées d'Espagne à ce sujet, la lecture fut interrompue deux fois par les prélats, qui se récrièrent avec force contre l'abus de trans-

‘Tom. 4 Conc. p. 1033, — 3 Ibid. p.1060.

488 MISTOINS GÉNÉRALE (An 466]

mettre les évêchés | comme par testament. | Le er demanda les avis. S. Maxime prit dussitot éla arole, qe évêques p rotés-

tèrent ayec Jui, qu "ils? ne feraient j jamais rien d e cont ire A Mois

LEONE EAN

ecclésiastiques, eque quiconque, 8 en , écartait dev evait en rent re compte au saint ié e. On fit en ce conci 6 cinq canoñs que le | spuvérain pontife publia, tque les dutres évêques : a; pprouvèrent par acclamation. e cinqui me, et Je capital, mantiont dans ‘tout: te son étendue le droit des, élections, contre la témérité des é ë ne s'Q dési x en peurs leurs successeurs.

Dem mpereur Léo n fit de son côté plusieurs lois favors bies à TE glise. Celle del année 466, en date du dernier j jour | de évriér, ‘dut son origine èun SYaRÉ qu'il est difficile de ne pas regardet comme akeux. Ü n homme qui avait encouru l'indignation : du sm Turin l'un des plus puissans personnages de l'Empire,

au el des acémètes, alors gouvernés par le saint abbé Mae sr shure Le Fe aussitôt redemander ; et sur le refus de eTabbé É 4 mA oya des bre qui menaçaient des dérnières vio-

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lences. Les n gran Qu jyantés -pressèrent le saint de céder, plutôt que, e les les € ser. à pér rié avec leur monastère ; mais il fut inéne | des, sold: qts furieux ayaient mis Té épée à la main, Tout-à-coup ils aperçu ur mil l'endroit le plus élevé dif monastère, un Fer dou sec chappaient vers eux des rayons semblables à la foud) . Îsse, rOSterhèrERt en jétant leurs armes et.en priant te Le er Seigneur, ( e prodige fut si FAPPARES qu'Ardabure

he que a for on Îe Îe. EURE À cette occasion, défend de tirer nt es églises, ni d'inquiéter les évêques ou les éco-

aohke pour Îles dettes de ceux qui s'y réfugiaient. Elle permet cependant de leur notifier la sentence du j juge, afin qu’ils constituent procureur pour se défendre, Que s'ils s'y refusent, on procédera. contre eux par des voies de droit, et l'on vendra leurs meubles, ou leurs immeubles, suivant les formes, en exécution du jugement. S'ils ,cachaient leurs el : dans l'enceinte de l'église ou chez quelqu'un des clercs, c: «!!. ‘ont re entés, à la diligence de l'économe ou du ucicuseur, et laraus interposera son autorité pour empêcher qu'on ne les recèle. Quant aux esclaves et domestiques, sitôt que l'économe ou. le défenseur sera averti par ceux à qui ils appartiennent, il devra les renvoyer avec tout ce qu'ils auront apporté, après avoir fait prêter serment ex muîtres de ne points écarter, en les châtiant, des lois de l’hu. manité, En séuéral, les ministres des asiles doivent s'informer sans délai de la qualité ‘des réfugiés, de la nature de leur affaire, en

jon du mpire, Le ant e refus es vio-, plutôt ut iné- | main.

astère, blables

priant dabure

end de es écopermet constion pro:

rs meuion du de l'é- -entés, e inter- Quant fenseur Pnvoyer erment de l'hu.

er sans ire, en

(An 471] DR L'ÉGLISE, — LIV. XVII. 489 avertir les juges et les, personnes intéressées. Dans les différentes dispositions de cette loi, on peut voir | usage légitime des asiles, ainsi que les mesures qu'on prenait contre les abus",

11 y, eut plusieurs autres lois, sous le même règne ét vers le même temps, en faveur de la religion. Léon confirma les anciennes ordonnantes portées contre les païens. Il défendit, sous peine de bannissement perpétuel, à quiconque professait toute autre religion que. la catholique, de füire la fonctiun d'avocat en aucun tribunal, 1{ accorda aux clercs et aux moines le privilége de n'être point traduits par-devant les tribunaux étrangers, ni obligés, pour se défendre, à quitter leurs églises ou leurs monastères : ce qui fait voir, malgre les murmures de l'envie et de l'ignorance, que lés concessions que nos rois avaient faites en faveur‘des ec. clésiastiques trouvaient des exemples dans li plus Laute anti- PL ei A an

Par une autre loi, l'empereur Léon confirma tous lea priviléges des hôpitaux et des monastéres”. Il en ft encore une pour l'observation des fêtes, défendant tout acte judiciaire le dimanche, même les citations ou assignations, et tous les spectacles publics, sous peine aux officiers de pérte de leurs Haras et de confiscation de leurs biens. En exécution du second ‘canon de Chalcédoine et de quelques conciles particuliers, il déféndit sévérement la simonie ; et nous apprenons que dès-lors tout clerc ou laïque qui trafiquait du saint ministère, devait être déposé ou excommunié. L'Empereur veut que, suivant les canons, les évé ques ne soient choisis que pour leur mérite, et qu'ils fuient positivement l’épiscopat, loin de le briguer. Îl déclare en termés formels, que l'évêque est manifestement indigne du sacerdoce, s'il n'est ordonné malgré lui. 2

Léon ayant donné le gouvernement d'Orient à Zénon son gendre, celui-ci emmena uvec lui, à Antioche, un prêtre nommé Pierre, qui occasiona les plus grands troubles en Orient *, C'était un intrigant hypocrite, qui de moine acémète et de simple foulon, dont le surnom lui resta, parvint, par la protection des grands qu'une apparente piété séduisit, jusqu'à envahir le siége patriarcal d’Antioche. Chassé de son monastère à cause de son audace à rejeter le concile de Chalcédoine , il se retira dans la ville impériale , où il mit en œuvre son génie entreprenant , souple, flatteur, et fit particulièrement sa cour à Zénon. Etant allé en Syrie avec ce prince, il gagna par argent quelques Apollinaristes, hérétiques imbus des mêmes principes que les Eutychiens. Il se mit ensuite

{ Lib. 6 Cod, — * Col. lib. ult. —5 Liber. Breviar, c. 16; Evagr. at, C. 11.

à Susan

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490 . HISTOIRE GÉNÉRALE [An 4341 à calomnier Martyrius, patriärche d'Antidthe, qu'il accüsa de nestôridtiisme. La cout 8e issa prévénir, M division se hit parmi le peuple d'Antiôthé;/et Martÿrius n'avait phs'une férmèré d'âne capable de’fairé face 4 tant d'obstaclèsét dé "ééntradictiühs. QUand il vitson peuple divisé à üh cértäin point ét qué Zénon favotisait ouvértémétit l'usürpateut , dprès de'faibles tentitives Et quelques exhôrtations fôrt disértes ; il quitta la parté;'et cut Voir béaicoùp fait én pronénçant un dérriief discôuts parsemé d'expres- ‘sions asser étergiqués". 1! déclara publiquement qu'ilaBäfidontihtt uñe éplisé en désordre, un indocile clerÿé-et ün peuple rébellé, midis qu'il se résérvait la dignité düu'sacdtdoce. 1l'n'en' fallut pas dâvantage à l'ambitieux foulon, qui Semipara dèslors du siége comme Vicant, été fit recütinaîtré pour patriarche, Gennade de Constantinople; quiaimait Martÿfius, peignit cètte usurpation à l'Empereur avéc les couleurs convenables, et Léon ordonna que Pièrré sérait exilé dans les désérts tant redoutés de l'Oasis. Mais tééoupable fut’avèrti avant qu'on pt l'arrêter, et prévint l'étécution"pat üné prüinpté faite, Après quoi Jülien fut élu évéqüe d'Anfiôché d'én'commun conséntément, : "7" " v'Génigdé véeut' peu: dé'teinps dépuis cette bonne œuvre, et eut pouri'successéur Acicé, directeur de l'hôpital dés orphelins de Günstantitiüple: Il paraît qué lé saint évêque Gennade, plus avide dés Biens célestes que des prérogativés téinporelles, se mit peu en peine de faire ratifier où exécuter les canons de Chalcédoine, touchänt 'préséante du'isiégé patriarcal de la nouvelle Rome. Ce’fut Yraisémbliblémént Acacé, qui, sous le pape Simplice, reriouvela!cette préteñition ; mais Probus’, évêque de Canuse et légat du säint' Siège, s'ÿ opposa en présence même de l’empereur Léon. Simplice avait été élu le vingtième de septembre 467, à la place d'Hilatius, mort dix jours auparavant. On observe que celui-ci, dans Te cours d’un pontificat de moins dé six ans, avait distribué à différentes églises én vases sacrés, quatre-vingt-quatre livres d'or ét douze cent cinquante-deux livres d'argent, sans compter bien d'autres effets d'une piété aussi magnifique : ce qui peut donner uñe idée de Fopulence et de la puissance de l'église ro: maine en des témps si malheuréux. , L'empire d'Occident depuis plusieurs annees n'était plus que le vaïn simulatre dé son ancienne grandeur. Peu après le pillage de Rome, que le lâche Maxime n'avait osé défendre contre Genséric, Avitus, préfet du prétoiré dans les Gaules, y fut fait Empereur, Maïs étant venu en Italie et ayant été vaincu par Ricimer,

! Theod, Lect. lib. 1.

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[An 474] DE L'ÉGLISE. — LIV, XVII. 491 ou le fit ordonner évêque de Plaisance. Après lui, Majorién fut déclaré empereur à Ravenne, du. consentement; de l'empereur Léon, et,régne où sembla régner pendant quatre ans; car c'était Ricimer, maitre de la milice, qui jouissait véritablement de ce qui r,stail de puissance impériale en.Occident,. Quand. il .fut las de Majgrien, qui.soutint.cependant au dehors la dignité du nom romain beaucoup, mieux.qu'on, ne, devait. s'y, attendre, il, Jui fit quitter la pourpre, et.la.vie, peu de temps après, Sévère, qui était consul, suocéda à Majorien;et finit bientôt.par le poison, Après un assez long interrégne,. le sénateur Anthémius, parent de Julien l'Apostat, par Proçpe qui avait lui-même, porté Ja pourpre, fut proclame l'an 467, au mois d'août, du, consentement de Ricimer, qui trouvait plus de sûreté, à faire des empereurs qu'à l'être hui-même', Il çonvint à ce souverain: précaire.de cimenter encore sa propre dépendance, en donnant. sa fille.en mariage, à ce dangereux, protecteur. aussi périt-il enfn pat l'ordre de son gendre, le 11 juillet 472. Son. successeur, Anicius-Olibrius,, mourut le 23 octobre de la même année, Glicérius, mis.en,sa place le 5 mars de l’année suivante, ne l'occupa qu'environ quinze mois, au bout desquels il fut détrôné, par, Julius-Népos, qui. le, fit ordonner évêque de Salone en, Dalmatie. Deux mois après, le patrice Oreste, que, Nepos avait fait maître ide. Ja milice, fit proclamer son: fils Romule ou Momille, autrement nommé Augustule, qui,ne régno que dix mois.et.fut le dernier. empereur d'Occident, ; 1 Ainsi se précipita la chute.du, plus puissant des empires, avec plus de rapidité et beaucoup. moins d'éclat encore qu'il. ne s'était établi. Odoacre, roi des Turcilingues et des. Hérules, qui avait été appelé par le parti de Nepos, se rendit, maître .de Rome le 23 d'août 476. Il fit mourir Oreste, et se contenta de, réléguer le jeune Augustule en Campanie. Pour lui, il ne prit ni le nom ni les ornemens d'empereur, mais le titre de roi d'Italie; mettant fic à l'Empire, et laissant en paix les différens, peuples qui,en occu paient ou envahissaient les provinces, devenues la proie de tous les barbares, Il y avait jusqu’à trois nations étrangères, dans les Gaules; savoir, les Goths, les Bourguignons et les Francs, qui s'arrachaient ce que les Romains y avaient possédé. Le.peu de contrées qui appartenaient encore à ceux-ci, ils ne les devaient qu'à la jalousie de leurs vainqueurs, qui aimaient mieux les sentir entre les mains d'un ennemi oisif, que de voir l’un des conquérans prendre l'ascendant sur les autres. Une bonne partie de la Grande-Bretagne se trouvait au pouvoir des Anglo-Saxons, en-

! Evagr, 11, c. 16; Jornand. p. 477.

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