CULTURE ET FABRICATION
qui sont de bons aitrificateurs, favorisent la qualité du tabac. Les sols calcaires et poreux, les meilleurs nitrificatcurs de tous, donnent aussi d'excellents produits. Ces calcaires doivent contenir beaucoup de sable, environ 60 p. 100.
En résumé, la qualité des tabacs a été considérablement améliorée par le choix de terres appropriées, par l'emploi d'engrais potassiques augmentant la combustibilité des feuilles, par le choix des variétés (Havane, Paraguay et Virginie), par une sélection judicieuse des porte-graines, par la fixation méthodique de l'époque de la cueillette.
Nous arrivons maintenant à la fabrication proprement dite. Nous prendrons pour exemple la fabrication française, qui peut servir de modèle dans la plupart des cas, en raison de sa perfection.
Avant d'être expédiées dans les manufactures de l'Etat, les feuilles séjournent, pour y être desséchées, dans des magasins spéciaux, disposés dans les départements où la culture du tabac est autorisée. Dans les manufactures, les manipulations diffèrent selon qu'on veut transformer les feuilles en scaferlati ou tabac à fumer, en cigares, en tabac à priser ou en tabac à mâcher, chiques ou rôles.
Nous empruntons ce qui va suivre à un travail publié par Schlœsing.»
1° Le scaferlati ou tabac à fumer (on ignore l'origine du mot scaferlati) se prépare en hachant les feuilles de tabac à la machine, puis les séchant dans le torréfacteur Rolland, qui est composé d'un cylindre en tôle do fer tournant sur un feu de coke. Ce séchage a pour effet de friser les feuilles. On humecte alors en plaçant la matière dans un autre cylindre traversé par un courant d'air humide, puis on abandonne en gros tas pendant une quinzaine de jours.
Il convient de mélanger ensemble des feuilles de diverses provenances : Kentucky, Maryland, Oliio, Levant, Hongrie, Algérie, Alsace et tabac indigène.
Le tabac de cantine se fabrique avec le tabac indigène, mélangé des débris provenant des tabacs étrangers. On fabrique