EXTRACTION DES PARFUMS VÉGÉTAUX
Les végétaux renferment parfois des essences, principalement dans les fleurs et les feuilles. Le parfum de ces essences est dû, à ce qu'il semble, à une matière étrangère, dissoute dans l'essence et d'une composition différente. L'essence semble être inodore par elle-même. Il en résulte que le procédé d'extraction des essences influe beaucoup sur leur valeur, suivant que le parfum s'y trouve dissous en plus ou moins grande quantité,
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suivant qu'il s'y trouve à un plus grand état do pureté. Il y a encore beaucoup de recherches, très intéressantes d'ailleuraus point de vue pratique, à faire sur l'extraction des parfums.
Les procédés de préparation des essences peuvent se réduire à quatre : par distillation, par expression, par eiilleuragc et par dissolution.
Le procédé par distillation est le plus employé. On distille les Heurs ou les feuilles avec de l'eau dans un alambic ordinaire, après avoir eu soin d'écraser ces fleurs ou ces feuilles de manière à crever les cellules contenant l'essence. La vapeur d'eau entraîne l'essence avec elle. On recueille le tout dans un même récipient, où l'eau et l'essence se séparent par suite de leur différence de densité. Le récipient dit florentin, perfectionné par MM. DesmaretetMéro, est d'une forme spéciale et permet de recueillir séparément l'essence.
Ce procédé, qui a l'avantage d'être très simple et d'une application facile, a l'inconvénient de porteries essences à 100 degrés, ce qui détruit souvent le parfum. Il ne peut donc s'appliquer aux parfums d'une décomposition facile, ce qui est le cas pour les plus suaves et les plus recherchés.
Le procédé par expression est de beaucoup préférable, mais il ne peut s'appliquer que dans quelques cas très particuliers, poulies écorccs des oranges, des citrons, des cédrats, des bergamotes, etc. Il consiste à exprimer l'essence par simple compression.
Dans l'enfleurage ou macération, on incorpore le parfum dans de l'huile d'olive très pure. Les fleurs de jasmin, de tubéreuse, de lis, d'iris, d'héliotrope, de réséda, de violette, sont déposées en couche entre deux toiles de coton imbibées d'huile. On superpose ainsi une pile de couches alternatives de fleurs et de toiles de coton. Le tout est maintenu dans des cadres et soumis à une compression. On renouvelle les fleurs tous les trois jours. Quand l'huile s'est saturée de parfum, on l'agite dans un flacon avec de l'alcool. L'alcool entraîne avec lui le parfum.
M. Price, un parfumeur anglais, a modifié ce procédé d'enlleurage. Le coton, imbibé d'huile, est déposé autour de la fleur sur