II-J
FLEURS ET PARFUMS
la plante môme, et le tout est enfermé dans un vase. Cela n'est évidemment applicable que pour les grosses fleurs. M. Rimmel a avantageusement remplacé l'huile par de la glycérine.
La méthode des dissolvants volatils donne aujourd'hui les meilleurs résultats. Robiquet dissolvait l'essence dans l'étirer, le chloroforme, l'alcool. Par distillation, on évaporait le dissolvant et on obtenait le parfum comme résidu. Comme dans les autres procédés, la température trop élevée altérait le parfum. Millon obtint de meilleurs résultats avec le sulfure de carbone très purifié, produit volatil à basse température. Enfin, M. Naudin est arrivé presque à la perfection, en distillant les dissolvants en vase clos, sous une faible pression, de manière à éviter toute élévation de température. M. Camille Vincent parvint au même résultat par l'emploi du chlorure de méthyle, liquide qui distille à plusieurs degrés au-dessous de zéro. Son appareil se compose essentiellement : 1° d'un vase digesteur, où les fleurs et les feuilles sont mises à digérer avec le chlorure de méthyle ; 2° d'un appareil à distillation, où l'on introduit le dissolvant chargé du parfum ; 3° d'un serpentin pour récupérer le dissolvant ; 4° d'un récipient où l'on recueille le dissolvant et où on le purifie par un traitement à l'acide sulfurique. Une pompe aspirante et foulante est intercalée entre l'appareil à distillation et le serpentin. Elle fait le vide dans l'alambic et liquéfie par compression le chlorure de méthyle dans le serpentin et le réservoir.
On obtient par cette méthode les parfums les plus subtils et dans leur état le plus suave.