‹ Histoire générale de l'industrie. 1, Industries du règne végétalChapitre 134 sur 214 · III · texte numérisé non relu

III

rollers-gins et les saw-gins. La première machine s*e compose de rouleaux qui arrêtent les graines et laissent passer le duvet; la seconde est formée d'un cylindre horizontal en bois, garni de vingt scies circulaires, tournant à la vitesse de cent tours à la minute. Les scies passent à travers les barreaux d'une grille sur laquelle est étendu le coton à égrener. Les dents de ces scies saisissent les filaments et laissent les graines. Cette dernière machine permet d'égrener 2500 kilos de coton par jour. Les graines servent à fabriquer des engrais et de l'huile ; elles sont utilisées pour la nourriture du bétail. Quant au coton, il est soumis à la presse hydraulique, pour qu'il présente moins de volume, et sous cet état il est expédié aux fabriques de l'Europe.

Dans ces fabriques, le coton doit subir un grand nombre de préparations : on va le carder, le peigner, l'étirer sans torsion, puis avec torsion et enfin le filer.

Cordage. — La première carde mécanique pour démêler les fibres courtes fut inventée en 1760 par James Hargreaves, en Angleterre. Elle a naturellement subi une multitude de perfectionnements, h'e.rpress-carde de Risler, par exemple, se compose de trois tambours successifs, armés d'aiguilles, qui saisissent le coton et le démêlent.

Pèignage.—Le peignage s'est effectué jusqu'en 1845 à la main et par des femmes, ce qui constituait un travail fort pénible. Mais, à cette époque, Josué Heilmann, de Mulhouse, inventa la peigneuse mécanique. C'est un cylindre muni de peignes qui tourne devant une pince qui retient les filaments cardés. Un peigne supplémentaire, dit nacteur, peigne les parties des filaments immobilisés par la pince. Le déchet se nomme b lo us.se ; quant au coton peigné, il se présente, en sortant de la machine, sous la forme de longs rubans.

Étirage ou laminage. — Cette machine est destinée à rendre les filaments de ces rubans bien parallèles. Elle consiste en deux cylindres lamineurs, animés de vitesses différentes, ce qui a pour effet d'étirer les filaments; mais il faut calculer ces vitesses de manière à étirer sans rompre. De là, le ruban passe

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