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SUCCÉDANÉS DES CHIFFONS

qui manquait alors à la France, des capitaux, dos mécaniciens et surtout des fabricants confiants dans l'avenir. En 1801 il s'associa avec son beau-frère, Jobn Gamble, et prit un brevet en Angleterre. Après de nombreux essais et de grandes dépenses, les deux associés purent enfin fabriquer du papier continu dans la fabrique de MM. Foudriner, à Dartfort. Cette machine fut perfectionnée peu de temps après par le mécanicien Bryan- Donkin, et en 1803 commença véritablement la fabrication en grand du papier à la machine à Fragniore, dans le comté de Hertford.

La première machine à papier fonctionna seulement en France à partir de 1810, dans la fabrique de Saint-Roch, près Anet. En 1813, M. Galla, mécanicien à Paris, construisit la première machine française.: jusqu'alors on s'était servi de machines d'origine anglaise. La machineà papier ne fut adoptée en France que très lentement par les fabricants de papier. En 1827 on n'en comptait encore que quatre, et en 1834 douze seulement. En 1880 il y eu avait plus de trois cents.

L'idée de Louis Robert était bien simple. La pâte à papier, très diluée d'eau, arrive sur une toile métallique sans fin qui se déroule horizontalement. La pâte, versée à l'une des extrémités, perd très rapidement son eau, et la cellulose se dépose sous la forme d'une feuille de papier continue. Il ne reste plus qu'à sécher en enroulant successivement la feuille de papier sur des cylindres chauffés à la vapeur. Le satinage s'obtient par compression outre des cylindres de cuivre.

La machine à papier a été considérablement perfectionnée. Actuellement une seule do ces machines donne chaque jour une bande de papier, large d'un mètre et demi et longue de plus de vingt kilomètres. Elle ferait le tour de la terre au bout de six mois.

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