NARCOTIQUES
des Cinchonas en Algérie, à Madagascar, à l'île de la Réunion. Les Espagnols en ont fait aux îles Canaries. Un Français, M. Glaziou, a tenté avec succès cette culture au Brésil.
L'exploitation des Cinchonas, a l'ait également de grands progrès. Au lieu d'abattre les arbres, on se contente d'enlever les écorces. Cependant, comme les racines sont plus riches en quinine que l'écorce, comme d'ailleurs les Cinchonas perdent de leur richesse en quinine en vieillissant, il est avantageux d'arracher les jeunes plants tous les deux ou trois ans. Mac Ivor a également remarqué que l'écorce s'enrichissait en quinine quand on la laissait dans l'obscurité, au. moyen d'un revêtement de mousse. Un excès d'engrais a enfin l'inconvénient de transformer la quinine en cinchonine, autre alcaloïde moins actif que le premier; la cinchonine existe toujours d'ailleurs dans le quinquina concurremment avec la quinine.
On a essayé de remplacer le quinquina par d'autres écorces d'origines diverses, désignées dans le commerce sous le nom de faux quinquinas, et dont les effets thérapeutiques sont presque nuls. Ce n'est là qu'une falsification. Telle est par exemple l'écorce de carapa, grand arbre de la Guyane et des régions tropicales de l'Amérique, sur laquelle on avait jadis fondé de grandes espérances, bientôt déçues.
Colombo. — La racine de colombo, arbre originaire de Madagascar et de la côte orientale d'Afrique, est un excellent stomachique. Elle est employée aussi contre la dysenterie.
Citons encore : la racine de la grande gentiane, la petite centaurée,! 'absinthe, Xagermandrée, qui sont des espèces indigènes; le bois de quassia amara, dit de Surinam, arbre de la Guyane, l'écorce de simarouba, de la Guyane également.