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et quelque peu de cet esprit d'initiative et de persévérance qui caractérise les habitants du Nord.
La pêche des anchois se fait principalement à Banyuls et à Collioure. Elle ressemble à celle de la sardine. L'anchois est parfois si abondant que les filets se rompent. Frais ou salé, l'anchois est un aliment très recherché ; les Grecs et les Romains en faisaient une sauce piquante excellente, et même une liqueur nommée garum. Cette pêche se pratique de nuit, mais la pêche au fanal ou au flambeau est interdite dans les eaux françaises.
« On part le soir entre quatre et six heures. Tout en se dirigeant vers les passages où l'anchois aété signalé, on dîne gaiement, de bon appétit ; on devise sur les chances plus ou moins probables de la pêche : car la pêche à l'anchois est une véritable loterie émouvante, qui peut rapporter du gain ou de la perte ; aussi offre-t-elle aux marins un attrait particulier. Dès qu'on a cru reconnaître, à la différence de coloration de l'eau, un courant favorable, on amène la voile, on abat la vergue. Deux rameurs dirigent l'embarcation, et l'on jette progressivement les filets.
» Les filets s'allongent en une longue ligne plus ou moins sinueuse, jalonnée par des bouées de liège. Ils prennent la direction du courant et se laissent dériver, entraînant avec eux le bateau.
» Ces préparatifs terminés, on allume le fanal réglementaire, suspendu au milieu du bateau. Un homme veille durant deux heures, au bout desquelles il est remplacé par un autre, attentif aux moindres signes révélés par la cloche (cloche flottante agitée par les flots et indiquant la position des filets), que l'on entend constamment tinter dans le lointain, et le reste de l'équipage, enroulé dans des couvertures ou dans des toiles à voile, s'étend sur le pont et s'endort.
» Quelles sont belles, les nuits d'été passées ainsi entre le ciel et l'eau ! Les yeux fixés sur les étoiles, les poumons respirant l'air marin frais, vivifiant, d'autant plus agréable que les nuits de la terre sont parfois chaudes et insupportables, on s'assoupit, mollement bercé par les ondulations de la vague, dont
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n " S6 POISSONS, CRUSTACÉS ET MOLLUSQUES.
le clapotis chante gaiement et frappe en cadence les bordages du bateau.
» Le lendemain, avant l'aube, on retire les filets lentement, avec précaution. Le sort a parlé : pour les uns, il s'est traduit en joie; pour les autres en déception. Comme toujours, les déceptions l'emportent. » (Ludovic Martinet.)
Poissons d'eau douce. — Bien peu de rivières sont encore poissonneuses en France ; les bateaux à vapeur, les industries diverses, surtout celle des produits chimiques, une destruction acharnée et non réglementée par le filet, ont amené la ruine presque totale de la pêche fluviale. Il serait plus que temps d'apporter un remède à cette situation. Plusieurs poissons étrangers pourraient être acclimatés en France.
De même que la mer, les fleuves ont leurs poissons sédentaires et leurs poissons migrateurs, ces derniers remontent les cours d'eau pour y pondre leurs œufs. Les poissons migrateurs des eaux douces sont les saumons, les aloses, les anguilles, les soles et les plies.
Les saumons se rencontrent dans les rivières se déversant dans l'Océan et dans celles de Bretagne se jetant dans la Manche, mais non dans celles qui se perdent dans la Méditerranée. Ces poissons remontent les fleuves, parfois jusqu'à la source, et restent fidèles aux lieux de leur naissance. Tout saumon né dans un fleuve y revient chaque année y déposer ses œufs. Les pêcheries de saumon, jadis si abondantes en France, ont presque totalement disparu, tant la pêche y a été conduite sans discernement. La multiplication des barrages, surtout vers les sources, est aussi une cause de la disparition des saumons. On y a remédié au moyen d'échelles à eau, c'est-à-dire de cuves étagées que le poisson peut remonter.
On a acclimaté en France le calico-bass, jolie petite perche originaire des États-Unis, qui vit dans les eaux boueuses, est d'une fécondité incroyable et sert de nourriture au saumon.
L'alose reste longtemps cachée dans les profondeurs de la mer. mais elle se rapproche des côtes quand elle atteint la taille de 30 à 40 centimètres. Au printemps, elle arrive à l'em-
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bouchure des rivières gonflée d'œufs, ou de laitance. C'est à ce moment qu'on la pêche en tendant des filets au travers des cours d'eau. Entre Nantes et Angers, on compte, sur la Loire, une vingtaine de ces barrages, autorisés par l'Etat. Après le frai, les aloses redescendent le fleuve, mais elles flottent à la surface, on les dirait mortes et leur chair est devenue flasque et sans saveur. Quant au fretin, il redescend quelques semaines plus tard, semblable à des paquets d'arêtes recouvertes d'écaillés. L*alose remonte la Loire jusqu'à Blnis pour déposer son frai. (Bacde.)
Les jeunes anguilles, ressemblant à des filaments, arrivent en telle multitude à l'estuaire des fleuves qu'elles troublent la transparence des eaux; on les recueille pour en faire de l'engrais. Il serait mieux de les loger dans de la mousse fraîche et de les expédier au loin pour le repeuplement des rivières et des marais. On pourrait aussi utiliser les marais salants abandonnés sur les côtes de l'Océan pour l'élevage des anguilles, comme dans les lagunes de Comacchio, sur l'Adriatique.
Morue. — La pèche à la morue ne se pratique pas sur les cotes françaises, mais chaque année un certain nombre débarques arment pour la pêche à la morue, principalement à Terre-Neuve et en Islande. Dunkerque et plusieurs ports bretons font les armements les plus considérables. Le départ est solennel. Voici, par exemple, ce qui se passe pour le port de Portrieux, dans la baie de Saint-Brieuc. Le dimanche le plus rapproché de la première grande marée du mois de mai, tous les marins, au nombre de 4000 environ, doivent être à bord. Alors vient un moment où tous les pavillons font un signal; les ancres se lèvent et les navires s'éloignent, tandis que les marins, debout sur le pont, la tête découverte, entonnent au bruit des canonnades l'hymne du départ, VAve maris Stella.
C'est un métier dur, au profit incertain, et les brumes de Terre- Neuve et de l'Islande font beaucoup de victimes les jours de tempête. Aussi le nombre des marins qui partent chaque année pour cette pêche lointaine va-t-il diminuant. En 1859, on comptait ."HO bateaux, montés par ISOOOhommes, ayant fait une
pêche valant 17 millions de francs- P n ISfifi
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Le harengconstitue aussi la principale pêche sur les eûtes de Belgique, de Hollande, dn Danemark et de Prusse Pend , , quarante ajouts, de la fin d'octobre à la fin de novembrec^ |." Joùlo cooùnu sur ces côtes, de lest, loues,, dm, jj
la" T f,f M 5 " 11 " mèlreS dC Pr0f "" ,, "«"- *~ to-fi Préparés de la Balfaque ont „,» grande renommée. On pèche aussi
beaucoup en Hollande l'anchois et le saumon
Le Doggersbank est un vaste b*nc de sable, situé au milieu
de k mer du Nord, entre l'Angleterre et le Danemark, 7Z
POISSONS
pêche énormément de harengs et de morues. Les bateaux du port de Boulogne-sur-Mer sont les seuls équipages français se livrant à la pêche dans ces parages.
La pêche est la principale ressource de la Norvège ; celle de la morue et du hareng constitue les trois quarts de la valeur de la production, qui s'élève à 165 millions de francs par an, se répartissant entre 123 000 pêcheurs. La pêche de la morue se pratique surtout de février en juin aux îles Loffoden, dans le Sôndmore, le Finmark et à Trondhjem. La morue se sale avec du sel de Cadix, ou bien se fume {stockfish). On prépare la rogue avec ses œufs et de l'huile avec son foie. Ces deux dernières industries ont pris une grande importance en Norvège. Le hareng donne également lieu à une pêche très active. On le sale avec du sel de Setubal, de Trapani ou de Cagliari. Mentionnons encore la pêche du spratt (habituellement conservé dans l'huile), du saumon, du maquereau, de la raie, du squale boréal, ces deux derniers servant aussi à la fabrication d'huile animale.
La baleine, le morse et le phoque, qui ne sont pas des poissons, mais des mammifères, se chassent au Finmark, au Spitzberg et dans la Nouvelle-Zemble.
La mer Baltique est également très riche en poissons de tout genre. On pêche le hareng à Kiel, la morue dans l'île de Fyen. La Baltique orientale, aux eaux froides et saumàtres, est moins poissonneuse que la Baltique occidentale. Disons aussi que les lacs d'eau douce, si nombreux en Suède et en Bussie, sont des réservoirs inépuisables de poissons.
Plus à l'ouest, dans les régions arctiques, on pèche de grandes quantités de morues sur les côtes d'Islande, de Bockall, sur le banc des Fàrôer, aux îles Loffoden, dans des régions brumeuses où se déchaînent de terribles tempêtes. On pêche aussi dans ces régions inhospitalières le squale haakjâring, dont le foie fournit de l'huile; on y chasse la baleine, les rorquals, les phoques et les morses, les grindehvals et autres mammifères marins. Au Groenland on pêche surtout des anguilles, des requins et on chasse le phoque.
4° Pêcheries de la Méditerranée. — Le Portugal, dont les
côtes sont baignées par l'Océan, participe à la même pêche que les côtes occidentales de la France. Les sardines surtout, puis les thons, les aloses, les congres, sont les principales espèces pèchées.
En Espagne, la pêche est également très active sur les côtes du golfe de Biscaye, où l'on trouve en abondance des sardines, des thons et des anchois. Depuis Bayonne-de-Galice jusqu'à Vivero, 16 000 pêcheurs vivent de d'industrie de la sardine.
Passons maintenant à la Méditerranée. On pêche des quantités innombrables de thon sur les côtes de l'Espagne, dans le golfe de Cadix, et surtout sur celles d'Italie, de Calabre, de Sardaigne, de Tunisie. Le thon, l'anchois et la sardine abondent sur les côtes de Sicile. Celles de la Corse sont excessivement poissonneuses, et, d'après M. Bouchon-Brandely, c'est même là que le poisson atteindrait son développement maximum dans la Méditerrannée. Les Corses en pèchent peu, et il conviendrait d'y faire émigrer des pêcheurs bretons.
Le même fait se reproduit pour les côtes de Tunisie, où l'on a souvent fait des pêches miraculeuses à Bizerte. En 1848, des pêcheurs bretons de Paimpol et de Douarnenez se transportèrent en Tunisie, mais l'entreprise échoua. Une nouvelle tentative vient d'être faite en 1892 par la Société de géographie commerciale de Paris, qui a fait émigrer à ses frais des pêcheurs bretons. On pêche beaucoup de thons à Sidi-Daoud et des tortues de mer à Sousse. Une autre pêche intéressante est celle des poulpes : après dessiccation on les expédie en Grèce ; il s'en fait un très grand commerce.
Les pêcheurs sont très nombreux en Algérie. On y évalue à 47 millions de francs par an le produit de la pêche. L'Algérie expédie de grandes quantités de poisson à Marseille pour la confection de la bouillabaisse. Alger, Oran et Pbilippeville sont les centres de pêche les plus importants. Les côtes algériennes et tunisiennes sont plus poissonneuses que celles situées au nord de la Méditerranée ; on y pêche toute l'année l'anchois, la sardine, l'allache. Certains poissons, le thon, le merlan, y atteignent de plus grandes dimensions que leurs congénères de l'Océan. La
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dorée pèse jusqu'à 18 kilos, l'ombrine jusqu'à 80 kilos. La pèche était jadis pratiquée en majeure partie par les Italiens, les Espagnols et les Maltais; les pêcheurs indigènes et français n'y entraient que dans la proportion de 30 p. 100. Mais en 1888, la pêche fut interdite aux étrangers, dont la majorité se fit alors naturaliser.
On trouve beaucoup de truites trapues dans les ruisseaux du massif montagneux situé entre Djidjelli et Collo.
En Grèce, on prépare avec les œufs salés et séchés de la muge une sorte de caviar nommé boutargue, mais le vrai caviar vient de Russie.
Le caviar se prépare avec les œufs de deux espèces de poissons, l'esturgeon et le kalouge, qui pullulent dans les fleuves tributaires de la mer Noire et de la Caspienne. Le kalouge est très gros et pèse jusqu'à 000 kilos, tandis que l'esturgeon ne dépasse jamais 100 kilos, mais le premier de ces poissons a une chair peu savoureuse, les pauvres seuls en mangent ; la chair de l'esturgeon est, au contraire, excellente.
Lesœufs de l'esturgeon sont d'un gros volume ; pourvus d'une mince enveloppe, ils contiennent une sorte de gelée d'apparence huileuse. Le caviar se prépare de plusieurs façons : le plus estimé est fait en mélangeant les œufs avec du sel, du vinaigre, du vinblanc, etenfermantle tout dansunsac pour en laisser égou'tter le jus. On obtient ainsi une masse semblable à du fromage. L'esturgeon, outre sa chair comestible et ses œufs, fournit encore de l'huile à brûler excellente et sa vessie natatoire est transformée en ichthyocolle. C'est donc un poisson excessivement utile.
La Russie produit par an pour 20 millions «le francs ,1,. caviar; elle en consomme elle-même la majeure partie. Le reste est exporté à Berlin, à Dresde, à Vienne et quelque peu en Angleterre.
Outre l'esturgeon, on pêche encore en Russie le sterlet dans le Volga, le saumon et l'éperlan dans la Baltique et la mer Blanche, la morue enLaponie, la lamproie dans la Baltique, la mer Blanche et la Caspienne.
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n " 62 POISSONS, CRUSTACÉS ET MOLLUSQUES.
On chasse en outre beaucoup de phoques (plus de 100000 chaque année) sur les glaces dont la Caspienne se recouvre en hiver, des morses dans la Nouvelle-Zemble et des baleines dans la mer Blanche et la mer Glaciale.
5° Pêcheries en dehors de l'Europe. — On a récemment découvert d'immenses bancs de morues entre les côtes d'Afrique et les Canaries, dans l'Atlantique. La pêche de la morue est d'ailleurs très active aux Canaries. Un grand avenir semble réservé également pouf cette pèche aux côtes du Sénégal, du cap Spartel au cap Vert, à l'île d'Arguin, etc.
Les hauts-fonds ou bancs de Terre-Neuve, de 500 kilomètres d'étendue, où passent les eaux chaudes du Gulf-Stream, regorgent de poissons, de crustacés et de mollusques. On y pêche des quantités considérables de morues, de harengs (ceux-ci servant surtout d'engrais), de capelans et de flétans énormes. La valeur annuelle du produit de la pêche de la morue s'élève à 30 millions de francs, dont 2 millions seulement pour les pêcheries françaises de Saint-Pierre et Miquelon.
La pèche a pris, en ces derniers temps, un développement colossal sur les côtes des États-Unis. On y compte plus de 100 000 pêcheurs et les produits annuels sont évalués à 500 millions de francs. Des sociétés puissantes d'armateurs ont construit 6000 navires de types perfectionnés, admirablement disposés pour fous les besoins de la pêche, possédant des engins excellents, des viviers, des glacières, en un mot tout le matériel nécessaire pour prendre et conserver le poisson.
Les côtes des États-Unis, jadis les plus poissonneuses de l'Océan, avaient été dépeuplées par l'abus de la pêche et surtout par l'emploi d'engins destructeurs du frai ; mais, grâce à des lois bien entendues, à des études pratiques des mœurs des poissons les eaux se sont repeuplées et l'abondance a succédé à la pauvreté. La France aurait tout à gagner à imiter les États-Unis. Les principaux poissons péchés dans les eaux de l'Atlantique sont la morue, la sardine (conservée dans l'huile de coton), le maquereau, l'halibut. On pêche aussi beaucoup de saumon et d'alose dans les fleuves. Signalons encore la chasse à la baleine,
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au moyen d'armes à feu, et celle des phoques dans le golfe du Saint-Laurent. Le produit de cette chasse est évalué à 18 millions de francs par an pour les baleines et à 27 millions de francs pour les phoques.
La pèche est également fort active sur les côtes du Canada ; la production annuelle est estimée à 100 millions de francs.
La pèche du saumon a pris une extension considérable depuis quelques années dans les États-Unis. Le saumon pullulait jadis dans toutes les rivières des États-Unis, mais il fut presque comtement détruit. A la suite de belles études sur la pisciculture, l'élevage artificiel du saumon fut organisé à Bucksport, dans le Maine, et dans un grand nombre d'autres localités. Les rivières américaines sont aujourd'hui repeuplées.
On trouve dans les rivières du Pacifique, en Californie, une espèce spéciale de saumon, dite sacramento, qui vitdansdes eaux troubles et supporte de fortes chaleurs. Ces propriétés, dont sont dépourvus les saumons d'Europe, ont fait tenter l'acclimatation du saumon de Californie dans les rivières de France et d'Allemagne. Des essais heureux eurent lieu dans le Rhin par les Allemands, et dans la Marne, le Loing et le bassin du Rhône par les Français. Ces tentatives d'acclimatation sont particulièrement intéressantes pour les rivières qui se jettent dans la Méditerranée. Dès l'âge de trois ans le saumon de Californie atteint une longueur d'un mètre et demi et pèse iusrrua 10 kilos. '
Les fleuves de l'Amérique du Sud sont 1res riches en poissons. Conservés par dessiccation rapide au soleil, ils constituent une nourriture précieuse pour les habitants.
Les mers bordant la Chine regorgent des poissons les plus variés. Outre les poissons de mer, le Chinois se nourrit aussi abondamment de poissons d'eau douce, car la pisciculture est très intelligemment pratiquée dans ce pays. Les Chinois mangent des ailerons de requins, cuits dans du bouillon ; ce mets a le goût du vermicelle. Les différentes variétés de squales sont d'ailleurs pêchées un peu partout pour la nourriture. C'est ainsi que le thon blanc de la Méditerranée est une espèce particulière
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de squale ; le squale-nez ou loutre de mer, poché dans la
mer du Nord où on le nomme latour, se consomme salé et
fumé. En Norvège, on mange un squale nommé emisole ou
haecje.
En Afrique, en Océanie, aux Indes, on prise les ailerons de requin tout autant qu'en Chine. Au Japon on consomme aussi le requin, mais afin d'attendrir sa chair, naturellement dure et coriace, on ne l'apprête que lorsqu'elle a déjà subi un commencement dp putréfaction.