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TANNAGE DES PEAUX

chiffre des affaires de la mégisserie en France, qui représente à elle seule la moitié de la production européenne. Les animaux indigènes ne suffisant plus, malgré la supériorité de leurs peaux, la France tire de l'étranger les deux tiers des peaux d'agneaux et de chevreaux.

Les meilleures peaux viennent d'Annonay ; la supériorité de cette fabrication est duc à la limpidité des eaux de l'Ardèche et à la qualité spéciale qu'elles possèdent d'assouplir le cuir sans l'altérer. Paris fabrique cependant presque aussi bien. La mégisserie pour gants et chaussures occupe à Annonay, dans une centaine d'établissements, plus de deux mille ouvriers. Des peaux d'agneaux, de chevreaux, de chèvres et de moutons, pour une valeur d'une trentaine de millions, y sont transformées chaque année et envoyées aux fabriques de gants de Paris, de Grenoble, de Niort, de Millau, du Mans, de Chaumont, de Lunéville, etc.

La France fabrique aussi d'excellent cuirblanc, principalement

à Paris.

Si notre pays excelle surtout dans la préparation des peaux de chèvres pour ganterie, l'Angleterre lui est supérieure pour la préparation des peaux d'agneaux. Le grand centre de fabrication est Sewel, dans le Sommersetshire, dont les eaux et le climat sont particulièrement favorables à ce genre d'industrie. L'Angleterre a créé une spécialité de gants pour cochers en mégissant les petits veaux de Courlande.

La Saxe fabrique avec les chevrettes allemandes le gant dit dogski, exporté en grande quantité en Angleterre. En Belgique et dans le Luxembourg, on prépare des peaux de petits chevreaux pour la fabrication des gants à bon marché. Signalons enfin les produits des mégisseries suisse et autrichienne.

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