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PLANTES ALIMENTAIRES FÉCULENTES

Les rizières sont situées à la base du Delta, à Damiette, Rosette. Zagazig et Mansourah.

Soudan et Sénégal. — On cultive dans ces pays un riz excellent, très savoureux, et du mil, qui entrent dans la composition du couscouss. Riz et mil y sont aussi employés à la préparation d'une bonne eau-de-vie.

. Inde. — L'Inde, d'une fertilité exceptionnelle, produit des quantités considérables de blé, de riz, d'orge et de millet. Malheureusement ses habitants sont paresseux et ne mettent guère en culture que le tiers de la surface du territoire. La population y étant d'une densité considérable, des disettes affreuses surviennent quand les récoltes sont mauvaises. Le blé est cultivé dans les provinces du Nord, le haut bassin du Gange et celui de l'Indus, le Pendjab et les côtes orientales. En 1882, l'Inde a exporté en Angleterre 37 millions de boisseaux anglais de blé H) soit 13 320 000 hectolitres.

La production indienne pourrait facilement monter à 320 millions de boisseaux.

Le riz est la principale nourriture des indigènes. On le cultive surtout dans le delta du Gange, dans les basses vallées et à Ceylan. Le riz constitue même la principale culture de Ceylan. Cette île, très fertile, manque d'eau ; cependant il serait facile de restaurer les magnifiques réservoirs, édifiés jadis par les souverains cinghalais, aujourd'hui abandonnés et tombant en ruine. Quelques-uns de ces réservoirs ont jusqu'à 60 kilomètres de tour. L'orge et le millet se cultivent sur les hauts plateaux.

L'exportation annuelle des céréales atteint pour l'Inde une moyenne de 435 millions de francs.

Etats-Unis. — La culture du blé a fait d'immenses progrès en ce pays dans ces dernières années. Il est actuellement l'un des grands réservoirs où viennent puiser les peuples de l'Europe. De 1840 à 1836, la production moyenne était de 40 millions d'hectolitres; en 1879, elle atteignait déjà 161 millions et elle a encore beaucoup augmenté depuis cette époque. Mais le rende-

(!) Le bushel, boisseau anglais, mesure de capacité pour les céréales, est d'une contenance de 36 litres.

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STATISTIQUE

ment y est très inférieur à celui de l'Europe ; on l'estime à 10 hectolitres seulement par hectare, tandis qu'il s'élève à 20 hectolitres dans le nord de la France. La production des Etats-Unis sera certainement doublée quand les procédés perfectionnés de culture y seront pratiqués. Les terrains, non épuisés, sont cependant d'une fertilité prodigieuse et l'on y cultive indéfiniment les céréales sans recourir aux engrais. De vastes territoires sont encore à l'état vierge dans le Far- West, le long de l'océan Pacifique et dans les États du Sud et du Nord-Ouest. L'émigration s'empare de ces terrains et des fermes s'y élèvent chaque jour plus nombreuses. Ces établissements agricoles sont principalement fondés par des colons venant d'Allemagne. On a installé dans les principaux ports des magasins admirablement outillés pour la manutention des blés transportés en Europe. Les États-Unis produisent aussi beaucoup de maïs, plus de 500 millions d'hectolitres, dont le quart est exporté en Europe. Le maïs sert surtout à l'engraissement des porcs.

Mexique. — Le maïs est la base de la nourriture des indigènes du Mexique. On le consomme sous forme de galettes (tortillas), de bouillie assaisonnée de piment (atole), de pâte sucrée (tamale). Une habitude singulière des Mexicains consiste à ramollir le maïs au moyen de la chaux avant la mouture ; ils saupoudrent également certains mets avec un peu de chaux éteinte.

Au Mexique on fait jusqu'à deux et même trois récoltes de maïs par an. Le maïs de printemps porte de sept à onze épis.

Amérique du Sud. — Les céréales sont cultivées presque partout dans l'Amérique Centrale et dans l'Amérique du Sud. On y récolte principalement du maïs, servant à la nourriture des hommes et à celle du bétail.

Australie. — L'Australie a jusqu'ici consacré peu de terrains à la culture des céréales. En 1886, on n'en a récolté que 12 millions d'hectolitres. Les blés tendres y sont cependant supérieurs à ceux de France et d'Angleterre, grâce au climat exceptionnel de cette île. Les blés australiens, transportés et cultivés en Europe, n'y ont donné que des résultats médiocres.

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