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FOURRAGES

d'élever. M. Lawson (d'Edimbourg) s'est livré à une étude semblable. On obtient de meilleurs résultats avec un mélange de diverses herbes qu'avec une herbe unique. Par exemple, pour les terres légères, on peut employer un mélange d'alpiste. de spergule géante et de millet. Voici encore la composition du mélange hâtif dû à M. Dézeimeris : sarrasin, maïs quarantaine, pois et moha. Suivant les circonstances, on peut encore employer navette, gesse, lentille, madia, sorgho, lupin, vesce, seigle, choux, navet, betterave, topinambour, pomme de terre, carotte, turneps, etc., etc. La luzerne, le trèfle, le sainfoin sont toujours les fourrages artificiels par excellence.

Les fourrages naturels et artificiels ne suffisant pas encore, on emploie des résidus de fabrication : drèches des distilleries et brasseries, pulpes des sucreries, résidus des féculeries, tourteaux des huileries, etc.

Le foin doit être comprimé pour se prêter plus facilement au transport. La compression facilite d'ailleurs sa conservation. Il faut également le dessécher, mais à un degré convenable. Trop humide, il fermente ; trop sec, il perd une partie de ses qualités nutritives. Un autre mode de conservation des fourrages, très employé en Amérique, est l'ensilage, c'est-à-dire la conservation dans des excavations souterraines. On peut ainsi conserver le foin pendant cinq ou six mois. Il se produit une légère fermentation dégageant de l'alcool, ce qui rend l'herbe meilleure et plus digestible.

Quelques fourrages étrangers devraient être cultives en France. Le Polyçjonum sakhalinense, nommé persicaire ou renouée, a été découvert assez récemment dans l'île de Sakhalin, située entre le Japon etla Sibérie. C'est une plante vivace, haute de 3 mètres environ, possédant de larges feuilles. On la multiplie par sectionnement de ses rhizomes. Les jeunes pousses sont comestibles, comme les asperges. Chaque hectare peut recevoir de 200 000 à 400 000 pieds. Ce végétal pousse dans les plus mauvais sols, n'exige ni culture ni fumure; c'est une excellente nourriture pour les bestiaux. De plus, il a l'immense avantage de résister à la plus grande sécheresse.

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