III
LÉGUMES ET FRUITS
automne et en hiver. On la tronve un peu partout, mais principalement dans le Périgord, qui produit les truffes les plus parfumées du monde, en Bourgogne, en Champagne, etc II en existe môme de très petites dans les bois du nord de la France au fend de petites cuvettes creusées en terre, à peu de profondeur et recouvertes de feuilles ; les sangliers savent parfaitement les aller chercher. Ces petites truffes sont mauvaises et indigestes Les principaux marchés de truffes naturelles se tiennent au Bague et a Péngueux, dans la Dordogne; à Martel dans la Correze a Bach dans le Lot. Bichehourg, dans la Haute-Marne, en prodiut beaucoup, mais elles sont de qualité inférieure.
On est parvenu à cultiver artificiellement ce précieux tubercule Cette culture a pris naissance dans le département de \ aucluse et s'est progressivement étendue à tous les départements riverains du Bhùne. Au commencement de ce siècle un pauvre chercheur de truffes, Joseph Talon, eut l'idée de planter des glands tombés des chênes sous lesquels se trouvent les truffes. Les nouveaux chênes donnèrent naissance au précieux champignon dans les terres environnantes. Ce n'est qu'à partir de 1856 que les plantations de chênes truffiers se multiplièrent en Vaucluse et dans les Basses-Alpes, enrichissant un pays jadis inculte, car les chênes truffiers ne poussent que sur les mauvaises terres, dans un sol calcaire et ferrugineux On a découvert que la truffe venait dans tous les terrains calcaires et particulièrement jurassiques, là où le climat est propre à' la culture de la vigne, à la condition de semer des glands truffiers c'est-à-dire des glands tombés d'un chêne au-dessous duquel le sol contient des truffes. B est évident que les germes de la truffe sont apportés par les glands qui les ont empruntés au sol truffier. La récolte a lieu après six ans de semis en Provence et huit ou dix ans dans le Périgord, le Poitou et les contrées plus septentrionales.
De 185G à 1875, on avait planté GOOOO hectares de chênes truffiers dans le département de Vaucluse. Ce département produit par an pour 4 millions de francs de truffes, à 10 francs en moyenne le kilo. Les Basses-Alpes, où cette culture a pris aussi
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