III. — STATISTIQUE DU SUCRE
Le prix du sucre a considérablement baissé, grâce aux progrès de la fabrication. En 1830, les 100 kilos valaient 147 francs ; en 1888, ils ne valaient plus que 3o francs. Les impôts augmentent considérablement ce prix, qui représente celui du sucre pris en fabrique.
Voici le tableau de la production entière du monde.
Millions de kilos, bucre de canne 3. 150
— de betterave 1.270
— de palmier 112
— d'érable 112
— de sorgho 32
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HI " 58 ALIMENTS SUCRÉS
, L "T e 7 P0T l e aUX TréS ° rS d ' Eur ° pe lme m °y enne ™lle de 380 millions de francs et 260 millions à celui des États- Unis Les Anglais sont les plus grands consommateurs de sucre 32 kilos par tête et par an. Le Français en consomme 10 kilos seulement.
Les Italiens, les Espagnols et les Roumains sont les peuples (1 Europe qui en consomment le moins.
Le sucre de canne est fabriqué dans les pays suivants, groupés par ordre d importance : Cuba, Indes Anglaises, Antilles Françaises, Antilles Anglaises, Java, Porto-Rico, La Réunion, Manille Maurice, États-Unis, Brésil, Antilles Hollandaises et Danoises' Le sucre de betterave est fabriqué dans les pays suivants," groupes par ordre d'importance : Allemagne, France, Russie, Autncbe-IIongrie, Belgique, Hollande.
On ignore la production sucrière de la Chine et du Japonelle doit être considérable.
En 1890, la France a produit 700 000 tonnes de sucre dans 3/7 usmes. En 1884, la production sucrière n'atteignait que la moitié de ce chiffre; ce magnifique résultat, obtenu en si peu d années, est dû à l'amélioration de la betterave. Les Allemands nous avaient devancé et il a fallu les imiter pour lutter avantageusement contre la concurrence étrangère. Les principales fabriques se trouvent dans les pays de culture de la betterave, dans les départements de l'Aisne, du Nord, du Pas-de-Calais, de a Somme, de l'Oise, etc. On commence à cultiver la betterave et à fabriquer du sucre dans les riches plaines de la Limagne L usine de Bourdon, entre Clermont et Thiers, dans le Puy-de- Dome, occupe un millier d'ouvriers. La société de Bourdon a créé des fermes modèles et des champs de démonstration pour la recherche des meilleurs engrais propres à la culture de la betterave à sucre et à celle du blé. Les cultivateurs des environs sont conviés chaque année à faire, dans leurs propriétés, un grand nombre d'expériences comparatives. Des stations météorologiques sont annexées à chaque ferme. Voilà des institutions excellentes, encore trop peu répandues, et qui sont destinées à entretenir chez les cultivateurs trop enclins à la routine une
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émulation profitable à tous, en leur faisant connaître les nouveaux procédés de culture.
Les principales raffineries sont concentrées à Paris pour les sucres de betterave. Les raffineries des sucres de canne des colonies sont au contraire situées dans les principaux ports de mer.
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Le miel est une substance sucrée, élaborée dans l'estomac des abeilles, au moyen des sucs butinés dans les fleurs. Les abeilles peuvent, à volonté, produire du miel ou de la cire pour la fabrication de leurs ruches. La nature des plantes influe beaucoup sur la qualité du miel; le sorgho, qu'on peut cultiver au sud de la France, donne au miel une saveur excellente.
Les Grecs et les Romains, qui ignoraient l'usage du sucre, se servaient beaucoup de miel. Les miels les plus renommés étaient celui de i'Hymette, en Grèce; celui de l'Hybla, en Sicile, et celui de la Crète. Le miel n'est plus guère employé aujourd'hui que pour la fabrication du pain d'épice, de quelques autres pâtisseries et d'une boisson fermentée nommée hydromel. Il est recherché pour la table.
Les abeilles se contentent de n'importe quelle cavité pour y déposer leur miel ; l'important est de choisir pour ruche une chambre disposée de façon à obtenir des rayons de forme convenable et faciles à enlever. Jusqu'au xvin siècle, on faisait usage de boites en bois ou de paniers en osier, ayant la forme d'une cloche, qu'on recouvrait de terre. Pour récolter le miel, on employait un moyen barbare : on chassait les abeilles dans une autre ruche vide, ou on les asphyxiait en brûlant du soufre. A cette époque, on modifia les ruches : on les fit en paille et on les sépara en deux compartiments. Les abeilles ont toujours une tendance à placer leur miel sur les plus hauts rayons ; elles pénétrent donc par le compartiment inférieur et construisent leur gâteau dans le compartiment supérieur. Quand celui-ci est plein, on l'enlève et on le remplace par un rayon vide.
On a imaginé dans ces dernières années une disposition plus
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U ' 6 ° ALIMENTS SUCRÉS
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L« recolle du miel se fait eu septembre et en octobre les gâteaux sont suspendus et exposes aux rayons du sol 1 nue s écoule daus des vases places au-dessous Ce miel pel' "ueU^e, est le pins estimé. Pour épuiser les gâtlx on"
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coue„r J aun„re Les pays exportateurs de cire sont la F™/
Mm la Ftuss.e, Hambourg, les États-Unis, les Ant l,e '
Unde Anglaise, la Cbine, le Sénétral ef l'Ai, • , " M -
j«nne sert a préparer lencausti ££, *. £?2« "?
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On décolore la cire jaune et l'on obtient la cire blanche H". :r ,e n la f on d an t avec de l'eau étendue d'acide sul^u ' I un peu d azotate de soude ou de salpêtre. On peut aus!i décolorer avec le chlore ou une dissolution a m rhniiv t ■ a i • dissolution de chlorure de
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