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il existait d'importantes distilleries de blé à Wernigerode, dans le Hartz, et aux environs de Magdebourg.

La fabrication des alcools de betterave et de farineux est très utile à l'agriculture, car ses résidus (sons, drèches, pulpes, tourteaux) constituent d'excellents aliments pour les animaux ou de très bons engrais.

L'appareil servant à rectifier les alcools est un alambic perfectionné. Les alcools sont souillés par des éthers, des huiles essentielles, d'autres liquides qui entrent en ébullition à des températures différentes et se condensent aussi à des températures plus élevées ou plus basses que l'alcool pur. Les nouveaux appareils à distillation ont donc pour objet d'isoler l'alcool pur de toutes les matières étrangères, en se basant sur les inégalités des points d'ébullition et de liquéfaction.

Le premier rectificateur est dû à Edouard Adam qui, en 1800, monta de vastes distilleries dans les principales villes du midi de la France. D'autres inventeurs perfectionnèrent immédiatement le rectificateur d'Adam, et celui-ci, ruiné par des procès, mourut dans la misère. C'est Bérard qui imagina le système à cloisons, adopté aujourd'hui, lequel fut successivement perfectionné par Cellier, Brumenthal, Derosne et Cail, Dubrunfaut, Savalle, Égrot, Champonnois, etc.

Le rectificateur donne successivement les liquides que voici : alcool mauvais goût de tète, alcool moyen goût, alcool extra-fin, alcool de cœur très pur, alcool extra-lin, alcool moyen goûtde queue, alcool mauvaisgoût de queue. Les alcools bon goût, à 9j°, constituent les 63/100 de la masse totale, les alcools moyen goût les 29/100 et les alcools mauvais goût les 8 centièmes.

11 existe aussi des procédés chimiques qui permettent d'enlever quelques produits nuisibles avant la rectification par distillation. L'aldéhyde, communiquant à l'alcool des propriétés enivrantes dangereuses, est traité, d'après le procédé Isidore Pierre et Puchot, par du carbonate de potasse qui le convertit en résine. En Allemagne, on étend l'alcool d'eau, ce qui sépare les huiles essentielles, puis on filtre sur du charbon de bois, mais ce

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m - 104 ALCOOLS.

procédé est trop dispendieux. Il est plus avantageux d'ajouter du carbonate de potasse au liquide dans le rectifiLeu, LaTr de Beaurepa.e ont également imaginé de faire passer dansl'alcool un courant d'air entraînant les éthers et l'aldéhyde

JouTZT rm le procédé Naudin> dans le * uel ° n traite »*

cool par 1 hydrogène naissant, obtenu avec des lames de zinc re couvertes d'une pellicule de cuivre. Ces lames constipai ïf VOl ^ UeS ** décomposent l'eau et mettent de l'hy drogene en liberté. Cet hydrogène transforme l'aldéhyd en

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san dans des voltamètres au moyen d'un courant électrique. Grâce a ces derniers procédés, on est parvenu à rectifier l'alcool de topinambour, jadis non utilisable.

II. - STATISTIQUE DES ALCOOLS. Europe. - La consommation de l'alcool comme boisson au-

TmT Ç-ïï d ' une façon effrayante ' "*-* ■■ pôp'at r sou d ; ; oo 7 A? 000 hectoIitres ; eiie

soit de 1 662 000 hectolitres en 1890. Les départements oui en consomment le plus sont : la Seine-Inférieure , le C ZL Ta

EnTs r/ ^' FAiSne ' ^ Manche et la Seine. '

dans^H n, * * pr ° duit 22U ° 00 hectol ^es d'alcool

neti s et t " im P° rtantes ' et - g-d nombre d'autres

petits établissements. Voici le détail de cette production :

Alcool de betteraves hectolitres.

- de mélasses. 800 - 000

- defarineux. 6s3 -°°<>

— de via.. 645.000

— de marcs 40.000

- de cidre. 34 -°"0

— de fruits. 4 - 8ll «

Au cours de cette même année l~ p 300000 hedomres d „ cool; „Z lUtlrZt «T tarés pour les besoins de l'industrie 66 Z ! ? , . £- en vinaigre „ 60 000 ^^Z^2^

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