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ALCOOLS

gauche de la Charente, une partie du canton de Ségonzac On a donné à cette région centrale le nom de Champagne, pour bien préciser la supériorité de ses produits. La Petite Champagne, s'étendant comme un fer à cheval autour de la Grande Champagne, vers le nord, comprend une partie des cantons de Châteauneuf, de Barbézieux, de Jonzac, de Pons et la totalité de celui d'Archiac. La zone du Premier Bois rayonne autour de la Petite Champagne ; elTe-même est enveloppée par la zone des Seconds Bots. La qualité des eaux-de-vie va sans cesse en diminuant à mesure qu'on s'éloigne du centre pour gagner les zones extérieures. Le nom de Bois, donné aux deux dernières zones vient de ce qu'il a fallu raser successivement les bois autour dé Cognac pour étendre la culture de la vigne.

Cognac fut, en effet, le berceau de cette industrie. Avant 1610 1 histoire n'en fait pas mention. Elle commence à se développer vers 1640, et quelques exportations se font dès 1680. Un siècle plus tard, la fabrication des caux-de-vie avait rendu le nom de Cognac célèbre dans le monde entier.

Les départements de l'Orne, du Calvados et de la Manche distillent exclusivement de Yeau-de-vie de cidre. Mais cette production est très variable, suivant que la culture des pommes est abondante ou médiocre.

Les eaux-de-vie de marc se fabriquent en Bourgogne, dans les départements de la Côte-d'Or, Saône-et-Loire et Yonne.

Le kirsch est surtout préparé en Franche-Comté (Haute-Saône et Doubs), où sa qualité est au moins égale à celle du fameux Kirschenwasser de la Forêt-Noire. Les kirschs des Vos-es de laMeurthe-et-Moselle et du Haut-Rhin sont également renommés. On fabrique aussi un peu d'eau-de-vie de prune dans l'Est et de l'eau-de-vie de gentiane dans le Sud-Est.

La production des alcools de distillerie (betterave, mélasse et farineux) a plus que triplé de 1850 à 1889. Elle a monté de 670000 hectolitres à 2 millions d'hectolitres, rapportant annuellement à l'Etat 240 millions de francs. En 1890, la France a consommé pour la distillation 342000 hectolitres de mélasses françaises et 217 000 hectolitres de mélasses des colonies.

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