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CRINS, BROSSERIE, ETC

La fabrication des plumeaux ne remonte qu'au commencement du xix e siècle.

Les Anglais, détenteurs du principal marché de plumes du monde entier, ont fait, au cours de ces dernières années, de grands progrès dans la préparation des plumes pour parures. Il . en est de même de l'Allemagne.

Les plumes et duvets pour la literie sont fournis principalement par Yeider et le cygne ; on utilise aussi les plumes de canards, de poules, déjeunes corbeaux, de hiboux, de chouettes, d'oies, etc. Les pays où l'on prépare le mieux les duvets sont la France, l'Autriche, l'Allemagne, la Hollande et la Bohême.

Une remarque utile à constater, c'est qu'en France, dans les campagnes surtout, on perd encore la majeure partie des plumes des volailles de basse-cour; on pourrait cependant en tirer un excellent parti. En coupant les barbes avec des ciseaux, de manière à enlever la côte du milieu, puis feutrant ces barbes dans un sac, on obtient un duvet qui se vend 20 francs le kilogramme. Des usines spéciales ont été établies pour le traitement de ce duvet : dans celle de M. Caubère, à Toulon, par exemple, on commence par chauffer les plumes dans un courant de vapeur d'eau, de manière à tuer les vers ou mites susceptibles de les ronger : elles sont ensuite desséchées et soumises dans un appareil spécial, à l'action d'un courant d'air, qui les lance dans un long corridor où elles se séparent suivant leur degré de finesse.

Le duvet le plus recherché, mais aussi le plus cher, est celui que fournit Yeider du Groenland et de l'Islande : on le nomme édredon. Celui de l'eider mâle est blanc; celui de la femelle est gris. Ces oiseaux arrivent en Islande, et principalement dans lile dlngoë, près de Reykiawik, en mars et avril et y demeurent jusqu'en août. La famille fait son nid et se dépouille de son duvet pour le garnir. On enlève alors ce duvet, en ayant soin de ne pas le mélanger avec les détritus du nid, ce qui commuquerait à l'édredon une odeur insupportable. Le mâle se dépouille à son tour, mais l'on respecte alors le nid. L'eider est très aimé des Islandais : il leur apporte, en effet, la fortune et il

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y a pour eux tout intérêt à le voir se multiplier le plus possible.

On n'en agit pas de même d'un autre oiseau, le macareux, très utile cependant et vivant aussi en Islande. Le macareux, qui ne fait pas bon ménage avec l'eider, construit son nid dans les terriers de lapins ou dans des cavités qu'il creuse lui-même dans le sol. On le tue : sa chair sert de nourriture aux indigènes, et ses plumes sont aussi vendues sous la désignation d'édredon, comme celles de l'eider.

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