CORNE, ÉCAILLE, IVOIRE, OS, BALEINE, ETC
3o Phosphore 25 parties.
Gélatine 5
Minium 5
Sable fin 20
Vermillon ! par ti e .
Pour préparer la pâte, on chauffe un peu d'eau à 50°, au bainmarie ; on y fait dissoudre la gélatine ou la gomme, puis on ajoute peu à peu le phosphore en ayant soin d'agiter sans cesse, de manière à bien incorporer les deux substances. Le phosphore, préalablement dissous dans le sulfure du carbone, s'incorpore beaucoup plus facilement. On ajoute successivement les autres substances, en opérant de la même façon que pour le phosphore.
Les allumettes au phosphore ordinaire devraient absolument disparaître de la circulation, car elles sont vénéneuses et facilement inflammables au moindre choc. On devrait les remplacer par les allumettes au phosphore rouge, un peu plus chères il est vrai, mais qui ne présentent plus ces inconvénients. On distingue deux espèces d'allumettes au phosphore rouge : les allumettes dites viennoises, qui s'enflamment quand on les frotte n'importe où, et les allumettes dites suédoises, qui ne s'enflamment que sur un frottoir spécial.
Voici la composition des pâtes phosphorées employées pour la fabrication de ces allumettes :
Allumettes viennoises. — Phosphore rouge, chlorate de potasse, sulfure d'antimoine, colle forte, sable.
Allumettes suédoises. — Pâte pour le bois : chlorate de potasse, sulfure d'antimoine. — Pâte pour le frottoir : phosphore rouge, pyrite de fer et sulfure d'antimoine.
Les boîtes, destinées à contenir les allumettes, sont fabriquées mécaniquement avec du bois très mince ou du carton. Les soudures des boîtes de carton sont obtenues par compression. Les pays où l'on fabrique le plus d'allumettes sont la France, la Suède, l'Autriche et la Russie. La France consomme environ 66 milliards d'allumettes par an, dont 00 milliards en bois et 11 milliards en cire. La valeur de ces allumettes atteint 80 millions de francs, dont 36 forment le bénéfice net de l'État.
NOIR ANIMAL ET CIRAGE
Près de deux mille ouvriers sont occupés dans les manufactures.
Comme matières premières, il est employé du phosphore blanc, du phosphore rouge, du hois, du carton et du papier, du soufre en canon, du coton tressé, de l'acide stéarique. Il faut y ajouter du chlorate de potasse, du bicarbonate de potasse, du blanc de zinc, du peroxyde de fer porphyrisé, du sulfure d'antimoine, de la gomme du Sénégal, de la colle forte, du brun Bismarck, de la fuchsine, du verre en grains et en poudre, du papier paille et teinté, du fil de jute, etc.
La France exporte des allumettes pour une valeur de 15 millions de francs à la Plata, au Guatemala, au Pérou, au Japon, etc.
La Suède exporte 10 millions de kilogrammes d'allumetlcs par an. Sa principale fabrique se trouve à Jonkôping. Cette fabrication occupe en tout trois mille cinq cents ouvriers. La valeur des allumettes fabriquées en Suède s'élève annuellement à 8 millions de francs.
L'Autriche-Hongrie a tenu pendant quelques années la tète de la fabrication en Europe, mais sa fabrication va en diminuant. Elle produit actuellement pour 12 millions de francs par an. Viennent ensuite la Russie et la Roumanie.
On peut remarquer que la fabrication des allumettes chimiques s'est principalement développée dans les pays riches en forêts. Le bois est en effet la matière première exigeant le moins de déplacement à cause de son poids et de son peu de valeur relative. Des forêts entières ont été converties en allumettes en Allemagne, en Autriche, en Russie, en Roumanie et en Suède.
NOIR ANIMAL ET CIRAGE
Le noir animal résulte de la calcination des os en vase clos. On ne fait usage que des os durs et compacts.
On commence par extraire la graisse contenue dans les os ; à cet effet, on les fait bouillir dans l'eau, la graisse surnage à la surface. On procède ensuite à la calcination. Deux méthodes sont employées : la première, la plus ancienne et la plus parfaite, donnant le noir animal de meilleure qualité, consiste