CIRES VÉGÉTALES
Plusieurs végétaux sécrètent des cires analogues à la cire d'abeille. Celle-ci, en définitive, est également d'origine végétale, puisqu'elle provient des sucs puisés par les abeilles dans les végétaux.
La principale de ces cires est fournie par le palmier carnauba du Brésil, très abondant dans la province de Ceara, où il est cultivé pour les nombreux produits qu'on en retire. Cet arbre est certainement l'un des plus utiles de la création. Son fruit et le noyau qu'ils contiennent sont alimentaires et fournissent une excellente boisson ; son bois donne des pilotis inaltérables dans l'eau et sert à fabriquer des pompes, des cannes et toutes sortes d'ustensiles de ménage. Ses feuilles, enfin, produisent de la cire ; on en fait des toitures imperméables et on en retire des fils qui servent à fabriquer des,cordes, des filets, des chapeaux, des nattes, des ^paillassons. On peut même, avec ces feuilles, faire du papier.
Ce n'est pas encore tout : le bourgeon est savoureux, la moelle fournit de l'amidon, le fruit contient de l'huile et la racine jouit de propriétés dépuratives analogues à celles de la salsepareille.
La cire s'accumule sur les feuilles et finit par tomber sur le sol, où on la recueille sur des draps. Elle est très employée au Brésil pour la fabrication des bougies.
Signalons encore la cire de myrica, extraite des baies d'un arbre très commun dans le sud des États-Unis, particulièrement dans la Louisiane, et dans la région tempérée des Indes ; la cire A'ocuba, de couleur verte, fournie parle noyau d'un végétal du Para et de la Guyane ; la cire des feuilles du raphia de la Béunion ; la cire qu'on extrait de l'épiderme d'un palmier vivant sur les sommets des Cordillères; la cire de la Chine et celle du Japon,
CORPS GRAS D'ORIGINE VÉGÉTALE
extraites de l'amande de plusieurs végétaux croissant dans ces pays. Toutes ces cires sont employées, ou pourraient l'être, pour la fabrication des bougies. L'importance industrielle de ces diverses cires est presque nulle, comparée à celle dite carnauba.