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I-1I8 CHANDELLES, BOUGIES ET SAVONS

résidus de fabrication est devenu aujourd'hui pour toute industrie une question capitale, souvent même une question de vie ou de mort, tant la concurrence est partout poussée à l'excès. Une usine ne se maintient souvent que par quelques centimes de gain par kilo de marchandise fabriquée, et ces centimes sont obtenus par la vente des résidus de la fabrication ou par leur utilisation.

Or, la fabrication des- bougies donne deux résidus fort importants, la glycérine et l'acide oléique.

Glycérine. — Pour obtenir la glycérine, on filtre les eaux qui la contiennent en dissolution, après traitement des corps gras par l'eau et la chaux dans l'autoclave, et on les concentre par évaporation. On fait passer un courant d'acide carbonique pour éliminer la chaux sous forme de carbonate de chaux insoluble, puis on filtre sur une couche de noir animal pour décolorer. On obtient ainsi une glycérine bien blanche. Quand on veut une purification complète (glycérine des pharmaciens), on distille de la glycérine du commerce par un courant de vapeur d'eau à 250°. On obtient ainsi un liquide sirupeux, incolore, inodore, soluble dans l'eau et d'une saveur sucrée légèrement métallique.

Jusqu'en 1878, la glycérine était seulement retirée du résidu de la fabrication des bougies, car ses usages étaient encore peu nombreux et cette source de production suffisait. Mais l'emploi de la glycérine s'étant depuis lors beaucoup multiplié, il a fallu rechercher d'autres modes d'extraction. On les a trouvés dans les résidus de la fabrication du savon et dans un traitement spécial des huiles de palme et de sésame.

En 1882, MM. Mi chaud frères (d'Aubervilliers) eurent l'idée de décomposer les huiles de palme et de sésame avec le gris de zinc. Ils obtinrent de la glycérine plus pure que celle obtenue par les autres procédés, et en même temps des acides gras employés à la fabrication des savons. Un peu plus tard, M. Hugues atteignit le même résultat par la seule action de l'eau à haute pression sur les mêmes huiles.

La glycérine, jadis sans usages et rejetée au début du siècle.

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