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ANIMAUX DE BOUCHERIE

La meilleure alimentation pour la race bovine est incontestablement l'herbe d'une bonne prairie. Certains résidus industriels donnent de bons résultats, notamment les pulpes de betterave et de féculerie, les drècbes de brasserie, d'amidonnerie, de glucoserie, les mélasses, les marcs, les lies, les tourteaux, les résidus de meunerie, etc.

En cas de disette, on peut utiliser les feuilles de certains arbres. En Norvège, on donne des détritus de poissons, dont les animaux domestiques sont très avides. Dans l'Ardèche, on se sert des déjections des vers à soin ; en Suède, on donne à manger aux vaches les excréments des chevaux et en Laponie les excréments des rennes.

Les principales races françaises de boucherie sont :

La race limousine, qui a été énormément améliorée et qui fournit d'excellentes bêtes de boucherie et de travail ;

Les races charolaise et nivernaise, pour boucherie et travail, élevée dans les gras pâturages du Charolais; en 1770, Mathieu Oyé transplanta la race charolaise dans le Nivernais, en même temps qu'il y créait de magnifiques prairies;

La race garonnaise, le long de la Garonne, entre Agen et Bordeaux ;

Larace auvergnate de Salers, dans l'arrondissement de Mauriac (Cantal), dont la principale variété se trouve à Clermont- Ferrand.

Viennent ensuite, mais moins importantes :

La race de Bazas, excellente pour le travail, entre la Garonne et les landes de Gascogne ;

La race féme Une, en même temps laitière, de la Haute-Saône, des vallées du Doubs et de l'Oignon ;

La race d'Aubrac, dans l'Aveyron, dont le lait sert à fabriquer des fromages ;

La race parlhenaise, de travail, à Nantes, à Cholet, dans toute la Vendée ;

Larace tarentaise, qui s'est étendue des Alpes jusque dans la Lozère, la Haute-Loire, l'Ardèche, le Gard et l'Hérault;

Les races de Montbéliard, des Vosges, de V illard de Lens dans

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