‹ Histoire générale de l'industrie. 3, Industries du règne minéralChapitre 110 sur 226 · VIII. — VERRES SPECIAUX · texte numérisé non relu

VIII. — VERRES SPECIAUX

Verre trempé. — Invention datant de 1875, et due à M. de La Bastie, qui a fondé une première usine à Pont-d'Ain, dans le département de l'Ain. On chauffe le verre au rouge, jusqu'à commencement de fusion, puis on le plonge dans un bain d'huile ou de graisse, plus ou moins chauffé, qu'on laisse ensuite refroidir lentement. On lave le verre dans une solution de soude, puis dans de l'eau chaude et finalement dans l'eau froide.

Les anciens connaissaient déjà le verre trempé. Ils se servaient du sang de bœuf comme bain.

Le verre trempé sert à fabriquer des bobèches, des verres d'éclairage, des assiettes opalisées, etc. Son usage est très restreint, car il se brise spontanément avec violence. Sa résistance est trois fois supérieure à celle du verre ordinaire.

Verre filé ou coton de verre. — On en fabrique des aigrettes brillantes pour parures, des perruques, des imitations de poils d'animaux, des étoffes incombustibles, des pinceaux inaltérables, des filtres pour acides. On l'obtient en étirant des tubes de verre au chalumeau et enroulant le fil très ténu sur une roue.

Verre craquelé. — On chauffe un objet en verre dans un moule, puis on refroidit brusquement avec de l'eau froide, ce qui brise le verre en une multitude de fragments. Ces fragments, maintenus parles parois du moule, ne peuvent pas changer de

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