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l'oxyde de cuivre). On se sert de machines dynamos pour les grands bureaux.
Les fils, d'abord en fer galvanisé, se font aujourd'hui en acier (ce qui permet d'écarter davantage les poteaux), en cuivre et en bronze phosphoreux, métaux bien meilleurs conducteurs que le fer et l'acier. Les fils de fer et d'acier se fabriquent à Eurville, Firminy, Chàtillon, Commentry, Fourchambault, en Franche- Comté; les fils de cuivre et de bronze à Angoulèmc, Saint-Denis et Boisthorel dans l'Orne. M. Martin, de Paris, a imaginé les fils bimétalliques, à âme d'acier et à enveloppe de cuivre, possédant une grande résistance à la rupture et une grande conductibilité électrique.
Les isolateurs sont en porcelaine ; les poteaux de bois ou en fer; les câbles pour lignes souterraines en fils de cuivre, isolés au moyen de la gutta-percha ou du bitume, enfermés dans des tubes de plomb ou do fer.
Télégraphie électrique sous-marine. — DcslNiO, c'est-à-dire dès l'aurore mêmede la télégraphie électrique, l'Anglais Wheatstone proposait la construction d'une ligne sous-marine entre Douvres et Calais ; deux ans plus tard, Morse avait également l'audace de vouloir relier par un câble l'Amérique à l'Europe, mais l'heure de ces grandes tentatives n'avait pas encore sonné. La première ligne sous-iluviale, d'une longueur de vingt kilomètres, ne fut jetée sous l'IIudson qu'en 1845 ; cinq ans après, Siemens et Halske ayant contruit des câbles avec la guttapercha, on osa lancer le premier câble sous-marin reliant Douvres et Calais. Ce câble, ayant été brisé par l'ancre d'un bateauqjêcheur de Calais, ne fonctionna (pie quelques heures. Il fallut en reposer un second l'année suivante ; le service public commença le 13 novembre 1831. Le nombre des câbles sousmarins augmenta rapidement: on relia Barcelone aux îles Baléares, Toulon à la Corse, Port-Vendres à Alger ; des câbles traversèrent la mer Bouge et le golfe Persique.
Cyrus Field, le créateur de l'industrie des câbles sous-marins aux Etats-Unis, parvint, grâce à un courage indomptable, à fonder une Société pourla constructiondu premier câble transatlantique
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qui fut posé pendant l'été de 1858. La tentative échoua par malveillance. Des clous furent plantés dans l'enveloppe protectrice et finalement le câble se brisa. On releva le bout immergé, on le souda à un nouveau câble et le premier télégramme passa d'Angleterre aux États-Unis le 20 août 1858. Mais bientôt, détérioré par l'eau de mer, les communications furent définitivement rompues. En 1866," une nouvelle Compagnie put enfin jeter le câble qui fonctionne encore actuellement.
Les câbles sous-marins se composent de fils de cuivre, noyés dans une masse de gutta-percha, et protégés de la corrosion de l'eau de mer par du chanvre et une armature de fils de fer galvanisé. Quant aux appareils, ils diffèrent des appareils employés dans la télégraphie terrestre, car on ne peut se servir des électro-aimants. Il faut avoir recours au galvanomètre, lequel exige un courant très faible. On se sert d'un appareil imaginé par Thompson, le siphon recorder.
L'Angleterre avait jadis le monopole de la fabrication des câbles sous-marins. On en fabrique actuellement en France, à Paris-Grenelle, à Bezons près Paris, et à la Seyne près Toulon,
pour l'Etat.
Téléphone. — La transmission électrique de la parole est l'un de ces problèmes que les poètes seuls eussent osé rêver, il y a quelques années seulement. Réalisé aujourd'hui, il n'en reste pas moins un sujet d'étonnement pour les savants, qui ne se l'expliquent pas encore à l'heure actuelle. Le téléphone est peut-être la découverte la plus extraordinaire qui ait été réalisée, à cause du mystère qui l'enveloppe et l'homme reste stupéfié de son propre génie.
Un simple instituteur allemand, Reiss, inventa en 1860 le premier téléphone musical, incapable encore de transmettre la parole. En 1876, Graham Bell, de Boston, et Elisha Gray, de Chicago, parvinrent à transmettre fidèlement la parole. Ce premier instrument ne permettait de converser qu'à peu de distance ; mais, en 1878, Edison, ayant combiné le téléphone de Bell avec le microphone ou transmetteur à charbon de Hughes, put communiquer à de longues distances. Le téléphone d'Edi-
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son a été successivement perfectionné par Siemens, Gower, Ader, Crossley, Van Rysselberghe, etc. Le premier téléphone sous-marin, étudié par M. Preece, le célèbre électricien anglais, directeur des télégraphes, fut posé entre Londres et Paris en 1890.
Les réseaux téléphoniques ont pris actuellement une extension considérable, principalement aux États-Unis, en Allemagne et en Suisse. En 1888, l'Allemagne possédait déjà 15S réseaux urbains.
La téléphonie nous réserve encore bien des surprises. M. Preece a prouvé la possibilité de transmettre la parole à travers Tair, à de longues distances sans l'intermédiaire d'aucun fil. Le radiophone au sélénium permet de parler à distance au moyen d'un rayon de soleil.
Statistique. — La télégraphie, sans compter la téléphonie, emploie quatre millions de kilos de fils et immobilise un capital de trois milliards de francs. Voici les longueurs des lils servant dans quelques Etats de l'Europe aux transmissions télégraghiques et téléphoniques :
Kilomrl rc>.
Allemagne 220.000
Angleterre 183.000
France 163.000
Italie «2.000
Belgique 23.000
Suisse 10.000
En 1889, il a été transmis en France 29 millions detéléerammes intérieurs et 27.j7000 télégrammes internationaux.
Les câbles sous-marins sont au nombre de 1 1G8, dont oi pour la France seule. C'est l'Angleterre qui en possède le plus.
Télégraphie militaire. — La télégraphie militaire a été créée aux États-Unis pendant la guerre de Sécession. Les Allemands en ont fait un grand usage en 1870-1871, pendant la campagne de France ; ils avaient établi en France quatre-vingt-onze stations reliées directement à l'Allemagne.
La télégraphie militaire comprend la télégraphie de campagne, de forteresse, d'infanterie et la télégraphie légère. On utilise diverses sortes d'appareils : les fanions colorés et les
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lanternes à persiennes pour les communications très rapprochées d'un même corps d'armée ; les appareils optiques Mangin, constitués par de petits phares portatifs, pour les distances moyennes ; et enfin des appareils électriques pour les longues distances. Ces appareils électriques sont reliés par des câbles isolés. On se sert du télégraphe magnéto-électrique à cadran de "Wheatstone, de l'appareil Morse à douze éléments Leclanché, de parleurs et de ronfleurs. Les parleurs et les ronfleurs, surtout usités en Angleterre et aux États-Unis, sont des électroaimants qui frappent
des signaux.
Le téléphone Roulez pour télégraphie militaire est excellent.
Service électro-sémaphorique. —Ce service fut d'abord organisé en France par les soins de l'illustre astronome Leverrier ; mais les Anglais prirent les devants et les sémaphores fonctionnaient en Angleterre avant que Leverrier eût eu le temps de tout achever en France. Il existe aujourd'hui des observatoires météorologiques, disséminés sur la surface entière du globe et tous réunis télégraphiquement. On connaît donc chaque jour l'état du ciel dans le monde entier, d'où la possibilité d'annoncer l'arrivée des tempêtes à l'avance.
Télégraphie pneumatique. — Les différents bureaux de poste de Paris et d'autres grandes villes sont reliés entre eux par des tubes, à travers lesquels circule un piston qui emporte les lettres-télégrammes. Ce piston reçoit son mouvement par de l'air comprimé au moyen d'une colonne d'eau. Il suffit d'une pression d'un cinquième d'atmosphère pour obtenir une vitesse d'un kilomètre par minute (système de MM. Mignon et Rouart).
Les instruments de musique ont une grande influence sur l'art musical et on doit les considérer comme de véritables instruments de physique. On leur demande surtout une grande pureté dans le son et le timbre. Les instruments des siècles précédents possédaient un charme plus pénétrant et plus intime que ceux de nos orchestres modernes, où l'on recherche avant
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tout la sonorité et la puissance des sons. La musique moderne, faite de conventions et de combinaisons mathématiques, reste inférieure à la musique ancienne, faite de sentiments et d'inspiration. Les masses ne comprennent plus la musique moderne, et c'est pourquoi l'on chante de moins en moins. L'Italie, l'Espagne, les peuples orientaux ont heureusement conservé le véritable art.
La recherche des orchestres à grand fracas a fait oublier des instruments qui étaient la joie de nos aïeux : tels le luth, la guitare, la viole d'amour, le clavecin, Yépinette, etc.
Les instruments que nous allons étudier appartiennent à la musique classique. Il existe d'autres instruments populaires, fort curieux également, mais dont l'usage se restreint à certaines contrées, par exemple la vielle en Auvergne, la cornemuse dans le Bourbonnais, le biniou et la bombarde en Bretagne, le galoubet en Provence, etc.
La musique de certains peuples ne manque pas d'originalité et mérite d'être étudiée par les compositeurs. Elle diffère parfois de la musique européenne et charme par sa simplicité naïve, plus conforme aux sentiments de l'âme que la musique savante. Ces peuples ont imaginé des instruments remarquables; citons particulièrement le cymbalum des Tziganes, le tanbura des Croates, certains instruments particuliers aux Arabes et aux Javanais.
Instruments à cordes à longueurs variables. — Ce sont les plus parfaits de tous les instruments; ils comprennent le violon, ïalto, le violoncelle et la contrebasse. Seuls parmi les instruments de musique, ils permettent à l'artiste de donner la note juste. et non la note tempérée, d'où résulte leur charme et leur grande supériorité. Leur fabrication présente aussi le plus de difficultés. La table d'harmonie est en sapin, le dos en érable ; le volume delà caisse, la forme des ouvertures, la hauteur des éclisses, l'âme, tout, en un mot, possède une grande influence sur la sonorité et la pureté du timbre. Les luthiers italiens de Brescia et de Crémone, du xvi° au xvni c siècles, possédèrent la plus grande renommée ; les violons d'Amati, de Stradivarius, de
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Guarneri, atteignent des prix fabuleux, allant jusqu'à 30 000 francs la pièce. On les copie dans leurs moindres détails, sans jamais pourtant les égaler ; la cause de leur supériorité reste encore mystérieuse. A signaler aussi les violons de Vuillaume et de Savart, construits à Mirecourt, en France, au milieu du xix c siècle. L'industrie fabrique aujourd'hui à bas prix des violons de pacotille," entièrement construits à la macbine. On fait même des violons mécaniques, mus par une roue qui se substitue à l'archet.
Jadis mal construits en France, les violons de notre pays ont presque atteint la perfection, grâce aux efforts de Vuillaume, simple ouvrier de Mirecourt, aidé des conseils du physicien Savart; nous venons d'ailleurs de citer plus haut ces habiles luthiers. Mirecourt fabrique encore, avec Paris, les violons les plus renommés. L'Allemagne excelle aussi dans cette fabrication ; il faut signaler plus particulièrement les produits de Mittemvald en Bavière, de Neukirchen et de Klingenthal en Saxe. A citer aussi les violons de Glasslitz et de Schœnbach, en Bohême.
Instruments à cordes à longueurs fixes. — Les types primitifs de ces instruments sont la lyre et la harpe, connus depuis la plus haute antiquité. On a découvert une harpe dans les ruines de Ninive.
La harpe, perfectionnée à la fin du xvni" siècle par Sébastien Érard, eut une immense vogue, puis tomba dans l'oubli. On commence cependant à s'en servir davantage.
Le piano n'est autre chose qu'une harpe mécanique, tantôt verticale, tantôt horizontale. En 1347, l'Italien Dominicus Pisaurensis construisit leclavicorde, dont les touches se posaient directement au-dessus des cordes frappées transversalement; plus tard, on y substitua Vépinette et le clavecin, où les cordes étaient pincées par le bec d'une plume de corbeau. Le clavecin donnait des sons très purs. Le véritable piano à marteaux fut inventé par un autre Italien, Cristofori; il fut construit d'abord à Londres, par Zump, et à Augsbourg, par Stein. Cet instrument, si répandu aujourd'hui, n'eut aucun succès à ses débuts. Il existe deux sortes de pianos : le piano à queue, destiné aux
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artistes et aux concerts ; le piano droit pour amateurs et études. Herz, de Paris, et Glavatch, de Saint-Pétersbourg, ont imaginé une combinaison qui produit un son mystérieux et charmant : les marteaux frappent une succession de coups très rapprochés et très légers. Parmi les pianos mécaniques, citons particulièrement celui de M. Thibouville, où l'on fait usage de cartons troués.
Les pays qui fabriquent le plus de pianos sont la France, l'Angleterre, l'Allemagne et les États-Unis. Tout le monde connaît les noms des grands facteurs parisiens, les Pleyel, les \Yolff, les Érard, les Herz, etc. Les frères Erard, d'abord simples ouvriers à Strasbourg, ont beaucoup perfectionné les pianos des la fin du xvnf siècle. L'Angleterre fabrique des pianos superbes, les Etats-Unis des pianos d'une sonorité remarquable, excellents pour orchestres.
Avant de quitter les instruments à cordes, signalons les guitares, les mandolines, les cithares, les cithers bavaroises, dont l'usage est surtout répandu dans le peuple.
Instruments à vent, avec tuyaux. — On les divise en deux classes : les tuyaux à embouchure de flûte [flûte, flageolet) et les tuyaux à anche, libre ou battante (clarinette, hautbois, basson).
La flûte, d'origine égyptienne, date de quatre mille ans au moins, car on la trouve gravée en relief sur les tombeaux de la Haute-Egypte. Elle fut construite successivement en roseau, en os, en ivoire, en bois et finalement en argent. Jadis déforme conique, elle devint cylindrique en 1832 avec Bœhm (musicien originaire de la Bavière), qui la fit construire par Lot, à Paris. Les flûtes de fabrication française sont les plus recherchées.
La clarinette, dont le type primitif est le chalumeau du moyen âge, fut inventée en 1G90 par Denner, de Nuremberg. Le hautbois, le basson, le cor anglais reçurent de grands perfectionnements au milieu du xix° siècle. Le hautbois est originaire de l'Inde ; le basson fut, dit-on, inventé au xvi° siècle par Afranio, chanoine de Ferrare.
INSTRUMENTS DE PRECISION
Tous ces instruments, très simples à l'origine, sont devenus actuellement très compliqués et chargés de clefs. Ne donnant à l'origine que les sept notes primitives de la gamme, avec demitons indécis, ils possèdent maintenant les douze demi-tons de la gamme tempérée. La clarinette, par exemple, qui ne portait que deux clefs en 1690, en porta cinq au xvm e siècle, puis successivement six, treize et finalement dix-huit.
La France tient la tête pour les instruments à vent ; les grands centres de fabrication sont Paris, La Couture, Ivry-la- Bataille et Mantes. A signaler aussi Bruxelles et la Saxe (Markneukirchen, Kligenthal, Georgenthal, Lachsenfeld, Géra, Leipzig).
Morgue, Y harmonium, l'accordéon, Yorgne de Barbarie, sont des instruments à vent mécaniques. L'orgue, le plus beau de tous les instruments, fut inventé au xn" siècle. Il se compose de tuyaux à bouche, ouverts ou fermés (bourdons), et de tuyaux à anche. L'anche libre donne de la douceur et l'anche battante de l'éclat (trompette, clairon, hautbois, basson, voix humaine). Les Anglais (Green, Davies, Hill, Elliot) perfectionnèrent surtout l'orgue au commencement du xix° siècle. M. Mustel a ajouté des diapasons produisant des sons cristallinsfort agréables. Les orgues électriques, dont les soupapes s'ouvrent avec des électroaimants, ont le grand avantage de permettre à l'organiste de se placer dans le chœur.
L'harmonium et l'accordéon, deux instruments analogues, connus en Chine depuis une très haute antiquité, ne furent introduits en Europe que très récemment. L'harmonium est employé dans les églises depuis 1840 et l'accordéon a fait son apparition en Allemagne vers 1810.
Instruments à vent, en cuivre. — Ici, le mouvement vibratoire est produit par les lèvres du musicien et l'instrument ne sert qu'à amplifier les sons et à leur donner la hauteur voulue, au moyen des clefs. Jadis très simples, composés d'un tube unique, ils ont été considérablement compliqués par les Allemands, qui les munirent de tubes auxiliaires, et par les Anglais, les Hollandais qui inventèrent les clefs. Sax, originaire de
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Dinant (Belgique), mais établi à Paris, les perfectionna beaucoup au milieu du xix° siècle.
Les principaux instruments en cuivre sont : les cors et les cornets à piston, le trombone à coulisse et à piston, le clairon, le bugle ou saxhorn, le saxophone, l'ophicléide. Plusieurs de ces instruments portent le nom de leur inventeur, Sax, déjà nommé.
Instruments à peaux. — Ce sont les tambours, grosses caisses, timbales, etc.
Instruments à plaques et à tiges. — Ce sont lus cymbales, les gongs, les cloches, les sonnettes, les triangles, les castagnettes, etc. Les cymbales du Japon possèdent une sonorité remarquable, obtenue en Europe dans ces dernières années seulement. L'alliage, très cassant, ne peut se marteler qu'à une température déterminée. Les cymbales turques sont aussi très renommées.
Les boîtes à musique furent inventées au milieu du xvin siècle. En 1800, un ouvrier, nommé Favre, imagina le mécanisme actuel, où un cylindre armé de pointes fait vibrer des lames taillées dans une plaque d'acier. Genève fabrique 15 000 boîles à musique par an. Ces boîtes, placées à l'origine dans les tabatières, se mettent maintenant un peu partout, jusque dans des carafes.
Enregistrement des sons. — Le mélographe Carpentier, qui s'adapte à tous les pianos, permet de tracer le graphique d'un morceau joué par un compositeur et de rejouer le morceau à volonté. Il est muni d'un mécanisme électrique. Les mélographes ont été imaginés depuis longtemps, dès 1747.
Le phonographe Edison, inventé en 1877 et perfectionné en 1887, est un véritable mélographe, qui peut rendre de très grands services. L'origine du phonographe est le phonotographe de Scott, où la plaque vibrante, munie d'un style, traçait des sinuosités sur un cylindre enduit de noir de fumée. Edison recouvrit le cylindre d'une lame de plomb, puis d'une couche de cire ; faisant alors repasser le style sur les sinuosités, la plaque vibrante reproduisit la parole. Le graphophone de Tainter utilise un cylindre de carton, recouvert d'une matière résineuse, avec un mécanisme analogue à celui d'Edison.
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