‹ Histoire générale de l'industrie. 3, Industries du règne minéralChapitre 170 sur 226 · ARMES · texte numérisé non relu

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Rouge :

Picrate d'ammoniaque 54 parties.

Azotate de strontiane 46 —

Vert :

Chlorate de potasse 1 partie.

Colle de poisson 1 —

Azotate de baryte 3 parties.

ou :

Picrate d'ammoniaque 48 parties.

Azotate de baryte 52 —

Bleu :

Sulfate de cuivre ammoniacal 3 parties.

Chlorate de potasse 1 partie.

Colle de poisson. 1 —

Jaune :

Azotate de soude 3 parties.

Chlorate de potasse 1 partie.

Colle de poisson 1 —

Violet :

Carbonate de chaux 2 parties.

Malachite 2 —

Soufre 2 —

Chlorate de potasse 6 —

Pourpre :

Azotate de strontiane 14 parties.

Calomel 14 —

Chlorate de potasse 15 —

Sulfate de cuivre 1 partie.

Colle de poisson 5 parties.

On obtient des étincelles brillantes avec un mélange de pulvérin, de salpêtre, de soufre, de charbon et de limaille de fer ou de grenaille de zinc.

Le mélange suivant donne une fumée très abondante, utilisable pour cacher le mouvement des troupes :

Salpêtre 12 parties.

Soufre 3 —

Charbon 2 —

Brai sec i —

Les fusées à la Congrève sont des fusées emportant avec elles des matières incendiaires ou des engins explosifs Les Anglais en ont fabriqué au commencement du xix c siècle et en ont fait

MATIÈRES EXPLOSIVES

usage en 1806, au siège de Boulogne. Ces fusées étaient plus dangereuses pour la flotte anglaise que pour l'ennemi, car elles volaient dans toutes les directions, éclataient au départ et menaçaient d'incendier la flotte. En 1820, on imagina des fusées munies d'obus à balles, mais le résultat obtenu était insignifiant. La France, en 1870, possédait tout un matériel de fusées, capables de transporter des obus d'un poids de 60 kilogrammes à une distance de 7 kilomètres, mais on n'eut pas l'occasion d'en faire usage. Depuis lors, les fusées à la Congrève ont été abandonnées.

Les artificiers utilisent, pour la fabrication des feux d'artifice, des compositions analogues à celles dont nous avons donné les formules.

Poudres endothermiques ou explosives. — Ce sont des substances qui dégagent brusquement, par leur décomposition, une grande quantité de gaz et de chaleur, d'où leurs effets destructifs d'une violence extrême. On abandonne les poudres exothermiques et on les remplace actuellement par des substances explosives.

Fulminates. — Les fulminates furent découverts par Howard en 1800. Lefulminate de mercure s'obtient en dissolvant une partie de mercure dans 12 parties d'acide azotique, puis versant la dissolution refroidie dans il parties d'alcool marquant 90 degrés à l'alcoomètre. On chauffe le tout au baiu-marie jusqu'à dégagement d'abondantes fumées blanches. Le fulminate se dépose pendant le refroidissement. On lave celui-ci à l'eau pure, puis on le dessèche à froid. Ce fulminate est très dangereux à manier et il fait explosion sous le plus léger choc. On l'utilise pour fabriquer les capsules de fusils et de revolvers, les amorces des jouets d'enfant, les cosaques, les pois fulminants, etc., en le mélangeant avec 40 p. 100 de salpêtre pour diminuer sa facilité de déflagration. On peut se servir d'argent au lieu de mercure.

Coton-poudre. — Vers 1832, Pelouze et Braconnot découvrirent que le coton, le papier, le bois, l'amidon, la gomme, devenaient très inflammables quand on les traitait par l'acide nitrique concentré. En 1846, Schœnbein obtint un colon ca-

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