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l'Inde, puis par Damas, d'où le nom qu'on leur a attribué. Les Espagnols, les Maures, les Italiens (Florence et Milan), les peuples de l'Orient ont appliqué la damasquinuro à l'ornementation des armes. Le métal est creusé d'entailles profondes, distribuées comme celles d'une lime, puis on entrelace autour des aspérités des fils d'or et d'argent, de manière à produire des dessins variés. On chauffe pour amollir ces fils et on les écrase avec un brunissoir. L'or et l'argent s'incrustent dans les entailles et adhèrent avec force.

On a perfectionné ce procédé trop lent : on creuse les traits, non plus au burin, mais à l'aide de l'acide nitrique ou encore par l'action galvanique. La gravure galvanique fut inventée en 1867 aux Etats-Unis ; on recouvre le métal d'un dessin, découpé sur papier, on le suspend au pôle positif d'un bain d'or ou d'argent, et le métal est rongé dans les parties non protégées par le papier.

L 'incrustation rasée consiste à creuser profondément le métal qui forme support, à combler les vides en y repoussant de l'or ou de l'argent, puis à polir la surface. Cette incrustation a été très employée par les Orientaux et les Egyptiens pour orner leurs armes, leurs statues de bronze et leur ameublement. La fonderie royale de Berlin a tenté de ressusciter cet art.

\j* incrustation en relief, originaire du Japon, produit des effets plus grandioses. Les vides sont comblés avec des fils d'or ou d'argent, de manière à produire un relief qu'on modèle et qu'on cisèle. Très en honneur sous Henri IV, ce procédé fut abandonné, puis repris dans ces derniers temps.

Les émaux prennent de plus en plus une grande importance dans la bijouterie et l'orfèvrerie. La Renaissance, dont les secrets sont perdus, avait déjà produit des chefs-d'œuvre admirables. Ce genre de fabrication présente de grandes difficultés. On recouvre le métal d'une poudre de cristal, souvent coloré avec des oxydes métalliques, puis on porte au four : la poudre fond et adhère au métal. Tantôt l'émail est transparent, laissant apercevoir les fonds unis ou guillochés ; tantôt l'émail coloré se fixe sur une couche sous-jacente d'émail stannifère, blanc et opaque. Dans

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