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ZINC

tallique en mélange avec du sulfate de baryte ; le sulfate de zinc, utilisé dans l'impression des indiennes, pour rendre les huiles siccatives et en médecine pour les maladies d'yeux; le chromate ou jaune de zinc, employé dans la peinture.

Métallurgie. — Les seuls minerais de zinc sont la blende (sulfure de zinc) et la calamine (carbonate de zinc). Les filons, composés de calamine au voisinage du sol, se transforment en blende à de plus grandes profondeurs. On n'exploitait d'abord que la calamine, mais l'épuisement des filons à la surface a mis les métallurgistes dans la nécessité d'extraire la blende à son tour.

Ces deux minerais subissent une calcination préalable poulies transformer en oxyde de zinc ; la température doit être plus élevée pour la blende, qui se transformerait, sans cette précaution, en sulfate de zinc, non en oxyde.

En chauffant un mélange d'oxyde de zinc et de bouille, on met le zinc en liberté et ses vapeurs viennent se condenser dans un récipient refroidi. Ce métal est impur et contient du plomb. On le raffine par liquation. On le maintient longtemps fondu à une température un peu supérieure à son point de solidification ; le plomb se solidifie et tombe au fond du zinc resté liquide. Pour priver le zinc de son arsenic, on le fond avec un peu de salpêtre.

MM. Blas et Miest ont imaginé une méthode électrique nouvelle pour extraire le zinc de la blende. La blende est broyée et agglomérée par la chaleur et une forte compression, de manière à obtenir une plaque qu'on suspend comme électrode positive dans un bain de sulfate de zinc; l'électrode négative est constituée par une lame de zinc. Sous l'action du courant, le zinc de la blende se dépose sur la lame de l'électrode négative.

Alliages. — Le zinc, allié au cuivre, donne le laiton, appelé aussi similor ou tombac. On l'allie en très faible proportion à l'argent et au cuivre dans les monnaies divisionnaires d'argent, dans le but de rendre l'argent plus blanc et plus inaltérable.

Statistique. — En 1889, il a été extrait dans le monde 1 123000 tonnes de minerais de zinc :

Tonnes.

Prusse et Belgique 708.000

Italie 87-uOO

j. 94 MÉTAUX COMMUNS.

Tonnes.

EfP a S ne .. 50.0U0

c No % r . Ve S e 36.000

Manquent les États-Unis, avec un chiffre d'extraction assez considérable. Quant au métal lui-même, la production a été de 349 000 tonnes :

Tonnes.

£ r " 9 . Se 82.500

Belgique

ff- v r ::::::: S

" 0ll | lD t de ;- ... .9.500

Angleteue 18 .000

Fiance

Les deux grands producteurs de zinc sont la Prusse et la Belgique. Les gisements les plus importants de la Prusse se trouvent situés dans la Westphalie et dans la Haute-Silésie, près de Tarnowitz. Citons encore les filons de Laulenthal dans le Hartz, de Stolberg près d'Aix-la-Chapelle, ceux du Nassau, de

la vallée de la Lahn.

Le célèbre gisement de la Vieille-Montagne est situé à Moresnet, entre la Belgique et la Prusse. La Belgique exploite aussi du minerai de zinc à Engis et à Corphalie, près de Liège.

Les filons de la Haute-Silésie se prolongent jusqu'en Russie, où l'on exploite six mines de zinc.

La calamine abonde en Sardaigne et en Espagne, à Santander et dans les provinces méridionales (Murcie, Grenade, Malagaet

Alméria).

L'Angleterre exploite des filons dans l'île de Man et dans onze comtés, surtout dans le Denbigshire, le Flintshire, le Cornwall et à Tipperary, en Irlande.

En 1889, la France a extrait 20700 tonnes de minerai de zinc, de ses cinq mines en activité: Saint-Laurent-le-Minier (Gard), Pallières (Hérault), Châtillon-en-Diois et Menglon (Drôme). Il existe des filons inexploités dans l'Ardèche, les Basses-Pyrénées, les Hautes-Pyrénées, l'Ariège, le Lot et le Var. Cette même année, l'Algérie a fourni 8500 tonnes de blende et de calamine, des filons de Sakamody et de Guerrouma.

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