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MERCURE

Le mercure, connu depuis la plus haute antiquité, se rencontre à l'état natif, sous la forme de petits globules ayant attiré la curiosité des premiers hommes. Son minerai, le cinabre ou sulfure de mercure, est facilement réductible par la chaleur seule. On exploitait déjà les célèbres mines d'Almaden, en Espagne, plusieurs siècles avant l'ère chrétienne.

Seul métal liquide à la température ordinaire, il bout à 3.'J0° ; ses vapeurs sont fortement toxiques. D'un blanc grisâtre, il n'est pas altéré sensiblement par l'air.

Ses usages sont assez restreints : construction des baromètres et des thermomètres, préparations pharmaceutiques. Ses alliages, dits amalgainns, sont bien plus utilisés ; c'est ainsi qu'ils servent à la dorure et l'argenture, à l'étamagc du verre, au plombage des dents (amalgame de cuivre, obtenu en triturant du mercure avec de la poudre de cuivre et de l'eau), à l'extraction de l'or et de l'argent, à l'argenturc des globes de verre (amalgame de bismuth).

Parmi ses composés, citons Yoxyde de mercure, entrant dans la composition des pommades et des onguents pharmaceutiques, le fulminate de mercure pour amorces d'armes à feu, le sulfure de mercure naturel ou cinabre, le sulfure de mercure artificiel ou vermillon, utilisés tous les deux pour la peinture en rouge, le protochlorure ou calomel, purgatif, le bichlorure ou sublimé corrosif, très vénéneux, excellent antiseptique, Yiodure de mercure, également antiseptique.

Métallurgie. — Il suffit de griller le cinabre à l'air; le soufre se transforme en acide sulfureux et le mercure distille. Les vapeurs de mercure se condensent dans un vase refroidi.

Dans le cas d'un minerai très pauvre, on ajoute de la chaux pour faciliter la réduction.

Statistique. — Les principaux pays producteurs de cinabre sont (année 1889) :

Kiloa.

Espagne 1.887.000

Autriche-Hongrie 551.000

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