ENGRAIS ANIMAUX. H
beaucoup d'industries : tourteaux d'extraction des huiles de lin, de colza, d'arachide, de sésame, d'olive, etc. ; pulpes de betterave; marcs de raisin, de pomme, de houblon; eaux de rouissage du lin et du chanvre ; eaux des féculeries, etc., etc.
On se sert, sur les côtesde Bretagne et d'Angleterre, des varechs ou goémons rejetés par la mer sur les rivages. Les énormes fucus, atteignant jusqu'à 3G0 mètres de longueur dans la mer des Sargasses, entre l'Afrique et l'Amérique, pourraient être également utilisés. Ces fucus, recouvrant une surface égale à huit fois celle de la France, constituent une mine inépuisable de potasse et d'iode. On fumerait les champs de l'Europe entière, avec les trois milliards de tonnes d'engrais qu'on pourrait en extraire.
Engrais animaux. — Ils sont supérieurs aux engrais végétaux. On se sert des résidus de poissons, surtout en Norvège, des résidus de viandes, du sang. On jette sottement chaque année à la mer, dans les pêcheries de Terre-Neuve, 700 000 tonnes de débris de poissons, capables de fumer 450 000 hectares de terre. Dans l'Amérique du Sud, on fabrique de l'engrais en mélangeant des os calcinés avec du sang et des débris de chair. Les Chinois prétendent féconder les semences en les recouvrant de paille, réduite en poudre avec du sang de porc séché et pulvérisé (?).
La poudre d'os, les résidus de noir animal, constituent un excellent engrais. La poudre de corne excelle pour féconder les prairies.
Les déjections constituent les meilleurs engrais animaux : fumier de ferme, fiente des pigeons et des animaux de bassecour, guano et déjections humaines.
Le guano, résultat de la fermentation des excréments d'oiseaux qui pullulent sur les îles du Pacifique, a été signalé au commencement du xix c siècle par de Humboldt, aux îles Chinchas etLobos, au Chili et au Pérou, mais son exploitation date seulementde 1842. En 1807, il en fut extrait 330 000 tonnes, d'une valeur de cent millions de francs. Cette source immense de richesse est maintenant épuisée. On exploite aussi du guano de chauves-souris dans certaines cavernes des îles Lucayes, des III. 12
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