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II. — LA PAZ ET LA RÉVOLUTION DU 16 JUILLET

Tout autre fut la révolution à La Paz. Elle n'eut pas un épilogue aussi' joyeux, car le sang coula à torrents et les têtes des chefs, brutalement sacrifiés par Goyeneche, roulèrent sur l'échafaud.

Le désir de l'émancipation était peut-être plus ardent ici qu'à Chuqui-

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saca, mais pour d'autres motifs. Il y avait dans cette ville des soldats endurcis par de rudes campagnes ; des étudiants indociles, en quête d'aventures ; des vagabonds fureteurs, avides de lucre et sans aucun scrupule dans la poursuite de leurs désirs. A ces esprits rebelles il fallait un autre champ d'exercices que des discussions académiques ; il fallait, surtout, des chefs durs et énergiques, différents de ceux qu'exigeait la docte et polie Charcas. En présence de ces gens, braves et décidés, on se fit gloire de pousser à l'extrême les mesures de rigueur, donnant lieu ainsi à une lutte séculaire, dont les Andins avaient déjà assez.

Le délégué Michel réunit, dans des juntes secrètes, ceux que l'on désignait déjà comme les chefs du mouvement émancipateur, qui devait éclater le i6 juillet pendant les fêtes traditiormelles de la Vierge du Carmen, patronne de la ville.

Ce jour-là, après la procession, les troupes regagnèrent leur cantonnement de la place principale ou leur caserne, pour jouir de l'heure de liberté qui leur était accordée, jusqu'à sept heures. A ce moment, les insurgés sortirent d'une boutique, tenue par l'un de leurs amis, Mariano Graneros, et se dirigèrent tous vers la caserne, gardée à cette heure par une compagnie de vétérans gagnés à la révolution. La sentinelle fut surprise, la garde désarmée, et les rebelles se rendirent maîtres du petit nombre de soldats qui ne s'étaient pas engagés à servir leur cause, et donnèrent aussitôt le signal d'alarme en faisant sonner le tocsin par les cloches de la cathédrale. Le gouverneur Davila essaya d'étouffer la révolte ; mais il fut arrêté et enfermé dans la caserne.

Immédiatement, et à la demande du peuple, une assemblée publique fut réunie, qui destitua les autorités et se termina par la proclamation de l'Acte de l'Indépendance, par lequel les conjurés s'engageaient à défendre de leurs biens et de leur sang l'indépendance de la Patrie.

Le 24 juillet, la Junte Tuitive fut organisée. Ses quinze membres nommèrent président don Pedro Domingo Murillo, métis sans scrupules, entreprenant et serviable pour tous, qualités qui le firent préférer à un militaire de carrière, comme don Juan Pedro Indabur o, à des docteurs illustres, comme don José Antonio Medina, Gregorio Lanza et Catacora, tous connus et hautement estimés dans la ville.

La première chose que fit la Junte Tuitive fut d'annoncer à Chuquisaca le mouvement qui venait de s'accomplir à La Paz, et d'envo3"er, en même

temps, au vice-roi de Lima un acte de soumission au monarque détrôné, acte que démentait tacitement une proclamation au peuple, annonçant que l'heure était arrivée de secouer l'odieuse domination de l'Espagne.

Ce défi lancé, Murillo s'occupa de réunir des troupes, car on apprit que le vice-roi de Lima avait ordonné au brigadier don José Manuel Goyeneclie de réprimer tout mouvement ayant pour but la liberté du paj's.

Goyeneche se mit aussitôt en campagne contre la ville révolutionnaire, à la tête d'une formidable armée de 5.000 hommes. Cette nouvelle fit tomber l'enthousiasme de quelques chefs, de Murillo entre autres, qui aurait voulu ramener les choses au point où elles étaient avant le 15 juillet et attendre un moment plus favorable à l'émancipation.

Pendant ce temps Goyeneche approchait de la ville et, loin de l'attendre, la Junte Tuitive se sépara le 30 septembre, laissant Murillo seul à la tête des affaires et en proie à la rivalité et à la haine d'Indaburo. Alors, inspiré par on ne sait quelles intentions, Murillo écrivit, le i^i' octobre, une lettre à Goyeneche, lui offrant sa personne et ses troupes et lui demandant des ordres.

Cette lettre tomba entre les mains du chef de l' avant-garde révolutionnaire, le capitaine Rodriguez. Il s'empressa d'accourir à la ville et de faire arrêter ]\Iurillo, qui fut gardé à vue dans la caserne par deux sentinelles.

Indaburo resta à la tête des troupes dont une partie, doutant de la fidélité de ce chef à la cause de l'Indépendance, alla le jour même prendre ses cantonnements sur les hauteurs de Chacaltaya, sous les ordres de leurs officiers, le galicien Castro et le capitaine Rodriguez.

Immédiatement, Indaburo rassembla des gens, surtout des partisans de la réaction, et, quand il se sentit assez fort, il fit arrêter les principaux révolutionnaires de la ville, qu'on enferma, chargés de fers, dans la caserne où était Murillo ; puis, pour faire un exemple, il ordonna de dresser quelques potences sur la place principale.

La première victime fut le capitaine Rodriguez, contre qui Indaburo ressentait une haine implacable. Rodriguez fut fusillé dans la cour de la caserne et, ensuite, suspendu à la potence. Indaburo n'eut pas le temps de réaliser ses sinistres projets : les troupes de Chacaltaya, prévenues de l'arrestation de leurs chefs, descendirent à la ville et, attaquant la caserne, tuèrent Indaburo et délivrèrent les prisonniers, à l'exception de Murillo, qu'elles accusaient d'être la cause de tous ces maux.

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On mit à sac les biens des royalistes, et les excès d'un peuple ivre et d'une soldatesque déchaînée ne cessèrent que le 20 octobre, quand on apprit que les troupes de Goyeneche approchaient de la ville. Les révolutionnaires la quittèrent, emmenant avec eux Murillo, les jambes entravées, pour se disperser du côté de Chacaltaya et dans les plaines de Yungas, à l'exception d'un certain nombre de soldats et de quelques pauvres femmes, qui, sous les ordres de l'espagnol Juan Antonio Figueroa, caractère énergique et âme de héros, commirent la folie d'offrir le combat aux 5.000 hommes du brigadier Goyeneche. Celui-ci put ainsi se vanter dans ses dépêches d'avoir livré une furieuse bataille pour la cause du roi.

Goyeneche fit son entrée triomphale à La Paz, le 25 octobre, et, dès le lendemain, les poursuites contre les chefs de la révolution commencèrent. Beaucoup furent pris les armes à la main ou se rendirent ; d'autres, comme Lanza et Castro, furent égorgés dans les Yungas, et leurs têtes exposées pendant longtemps sur le bord des routes. Murillo, pris à Zongo, mourut comme le plus pur des héros. Debout sur réchafaud,il prononça ces mots prophétiques : « Ils n'éteindront pas la torche que j'ai allumée ! »

Presque au même moment où le vice-roi de Lima chargeait Goyeneche d'abattre la révolution dans le Haut-Pérou, celui de Buenos-A^^es nommait président de l'Audience de Charcas don Vicente Nieto, qui fit arrêter les auditeurs de l'Audience Royale, signalés comme les principaux promoteurs des événements accomplis ; mais ceux-ci s'étaient hâtés de mettre Pizarro en liberté, voulant, sans doute, effacer ainsi le souvenir de leur attitude subversive.

Mais déjà les idées d'émancipation avaient fait du chemin. Un an après les événements de Chuquisaca, Buenos-Ayres faisait sa grande révolution, remplaçant les autorités espagnoles par des éléments purement américains et envoyant une mission militaire, confiée à don José Castelli et aux généraux Valcerce et Diaz Vêlez, pour réveiller l'esprit turbulent du Haut-Pérou.

Averti de ces projets, le vice-roi de Lima résolut d'envoyer ¿es troupes au président Nieto et de reprendre le commandement des provinces du Haut-Pérou, détachées, depuis peu, pour former la vice-royauté de La Plata, chargeant Goyeneche de poursuivre sa campagne au nom du roi.

L'insurrection de Cochabamba porta, à ce moment, un rude coup aux Espagnols. Les troupes de Goyeneche, qui, pendant sept mois, s'étaient aguerries sur le Desaguadero, durent négliger l'armée auxiliaire de l'Argen-

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tine pour aller combattre les bataillons héroïques levés par les patriotes de Cochabamba, don Francisco Ribero, don Estevan Arce et le sous-lieutenant Guzman Ouinton, qui s'étaient révoltés contre le gouverneur, José Gonzalez Prada, proclamant l'indépendance des provinces haut-péruviennes, à l'exemple des patriotes de Chuquisaca et de La Paz,

Oruro soutint vaillamn;ent la révolte, et ses milices, unies aux troupes envoyées de Cochabamba, battirent les royalistes, le 14 novembre 1810, dans les campagnes d'Aroma.

A la nouvelle de cette première victoire, le général argentin Balcarce pressa sa marche vers le Haut-Pérou et adressa de Cotagaita une note d'intimidation à Nieto, qui lui répondit avec arrogance. Balcarce attaqua alors, dans les champs de Suipacha, infligeant une sérieuse défaite au chef royaliste, qui fut fait prisonnier et conduit à Potosi. Córdova, gouverneur de cette ville, avait aussi été arrêté après avoir e".sayé de s'enfuir, quand la population se fut déclarée en faveur de la cause américaine.

Le mouvement prit des proportions considérables, car il fut soutenu, le 13 octobre, par Chuquisaca, et, le 16 novembre, par La Paz, qui adhérèrent au gouvernement de Buenos-Ayres, méconnaissant celui de Lima.

Castelli fut reçu à Potosi avec enthousiasme ; mais son fanatisme politique lui fit commettre des actes de cruauté inutiles. Il fit fusiller comme traîtres le gouverneur Sanz et les généraux Nieto et Córdova, qui avaient refusé de jurer obéissance à la Junte de Buenos-Ayres, et décida en outre que l'argent des caisses royales de Potosi irait augmenter les fonds de la révolution, au détriment des besoins administratifs de la localité. Il passa ensuite par Sucre pour se rendre à La Paz, où il fit son entrée un jour de la Semaine sainte, donnant aux fidèles l'impression d'un homme dépourvu de sentiments religieux et, par conséquent, abandonné de la main de Dieu.

Pendant ce temps, Go^-eneche reformait ses troupes de l'autre côté du Desaguadero, décidé à attaquer le chef argentin à la première occasion ; mais, comme celui-ci avait présenté au vice-roi de Lima certaines bases de transaction, un armistice de quarante jours fut signé par les deux adversaires, leurs troupes gardant les positions qu'elles occupaient.

Ni l'un ni l'autre n'avaient l'intention de l'observer. Ils s'efforcèrent de séduire mutuellement leurs soldats pour les gagner à leur cause, prêts à rompre le pacte au moment opportun. Goyeneche, plus actif et moins scru-

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puleux, attaqua le premier, le 20 juin 1811, infligeant une complète défaite aux troupes surprises de Castelli.

lye chef argentin s'enfuit jusqu'à Buenos-Aj'res et le général Diaz Vêlez, resté seul, put se replier sur Potosi avec les fuyards, au nombre de 800 à peine. De là, il se dirigea sur Cochabamba, peut-être pour échapper à l'hostilité que les excès de Castelli avaient suscitée contre les troupes auxiliaires. Pueyrredon resta à Potosi pour rassembler les soldats dispersés et démoralisés par la défaite et qui, manquant de tout, exigeaient des habitants les choses dont ils avaient besoin. Leurs excès ne firent qu'exaspérer la population qui se souleva en masse, le 5 août, pour défendre son bien, assassinant les soldats et faisant un horrible carnage.

En apprenant la retraite de Diaz Vêlez et l'attitude subversive de Cochabamba, Goyeneche se dirigea d'abord sur La Paz, où il entra pour la seconde fois en vainqueur, puis, par Oraro, sur la ville rebelle, défaisant complètement à Sipesipe les forces des patiiotes ; mais il se montra plein de tolérance, et fut si insinuant qu'il parvint à briser l'opposition \'iolente des chefs révolutionnaires et à faire accepter par Rivero le titre et les fonctions de gouverneur, au nom de la couronne d'Espagne...

Cette soumission de Cochabamba et de tout le Haut-Pérou n'était qu'apparente ; aussi, le vice-roi de Lima résolut-il d'opposer les deux races autochtones et d'exploiter à son profit leur haine irréconciliable. Il ordonna donc au cacique de Cuzco, Pumacagua, et à ceux de Chincheros et de Choquehuanca, d'aller appuyer Goyeneche avec leurs gens. Remplis d'animosité et assoiffés de richesses, ceux-ci commirent des crimes et des excès si grands, volant, ravageant et brûlant tout, qu'ils semèrent pour toujours dans le Haut-Pérou la haine de l'envahisseur d'au delà du Desaguadero.

Ces excès provoquèrent la seconde insurrection de Cochabamba. Le gouverneur Rivero fut déposé et une junte fut créée, dont les membres, croyant harceler l'ennemi, devinrent le fléau du commerce, arrêtèrent jusqu'au courrier, malgré ses escortes, et affaiblirent l'enthousiasme révolutionnaire du peuple.

Goyeneche résolut de faire un exemple. Abandonnant un instant son projet d'envahir les provinces argentines, il se retourna contre les insurgés, après avoir appelé auprès de lui Imas, officier aux instincts féroces, rapace et sans scrupules, l'autorisant à commettre tous les crimes qu'il voudrait.

Le 27 mai, Goyeneche entra dans la ville rebelle, après avoir repoussé

avec dédain une délégation de prêtres qui venaient lui demander de garantir la \"ie et les biens des habitants, et, si Imas laissa des traces terribles de son passage dans tous les villages qu'il traversa, Goyeneche causa d'énormes dégâts dans la ville, où il institua un tribunal qui condamna à mort les chefs, dont les têtes, mises au bout d'une pique, furent exposées sur les bords des routes.

Après avoir exercé de si cruelles vengeances, apprenant qu'une nouvelle armée d'invasion était préparée sur la frontière de l'Argentine, il se mit en route pour le sud du territoire, envo^'ant en avant dans ce pays son frère, Tristan, avec 6.000 hommes, qui furent battus, le 24 septembre, à Tucuman et, le 27 février, à Salta par le général Belgrano.

Goyeneche fut remplacé par le général Joaquin Pezuela, qui dut reculer devant Belgrano. Celui-ci avait pour mission de faire oublier dans le Haut- Pérou la conduite des troupes de Castelli. Il y réussit par une bonne administration, confiée à des collaborateurs honnêtes et estimés, tels que Warnes, Arenales et d'autres.

La rencontre des deux armées eut lieu, le i^^ octobre 1813, dans la plaine de Vilcapugio, où les soldats de la couronne furent vainqueurs. Belgrano fut défait une seconde fois dans les campagnes d'Ayuma, à quelques kilomètres de Vilcapugio, le 14 novembre. La défense des patriotes fut si rude que Pezuela put écrire au vice-roi : « Les soldats insurgés semblaient avoir pris racine dans le sol qu'ils foulaient. »

Belgrano avait trouvé un refuge à Potosi ; mais il quitta cette ville, à l'approche de l'ennemi, après avoir voulu faire sauter l'Hôtel de la Monnaie. Cette mesure ridicule, jointe aux excès commis par les soldats argentins se retirant vers les frontières de leur pays, porta le coup mortel au prestige de Buenos-Ajrres.

Dès lors, les habitants du Haut-Pérou résolurent de lutter seuls pour leur indépendance, bravant, d'un côté, la rapacité des Argentins et, de l'autre, la politique de vengeances et de persécutions des Espagnols, non moins rapaces.

Cette résolution et l'éloignement de Pezuela, qui s'était mis à la poursuite de l'armée argentine, favorisèrent le soulèvement général du Haut- Pérou. De toutes parts surgirent des chefs, uniquement poussés par l'enthousiasme guerrier, pauvres, sans appui, ne possédant pas toujours les qualités morales qu'exige le commandement des foules, et qui luttèrent,

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non seulement pour jouir d'une liberté que beaucoup confondirent avec le libertinage sans frein, mais, aussi, pour conser\'er les biens et l'hoimeuT de leur famille et augmenter leur patrimoine, quand ces guerres sans merci et souvent sans noblesse en offraient l'occasion.

Pezuela dut mettre toutes ses forces à la poursuite des partisans, dont l'audace ne connaissait pas de limites, et elles y déployèrent une énergie et une constance véritablement admirables, malgré des excès causés par l'avidité. Dans cette guerre, les plus ardents furent les prêtres et les femmes de toute condition. Nul, pour sa sécurité, ne pouvait se dérober à la lutte, quels qu'en fussent les résultats.

Ce fut à ce moment que la troisième armée auxiliaire de l'Argentine entra en campagne sur le territoire du Haut-Pérou. Elle avait pour chef le général Rondeau, et son avant-garde était commandée par le lieutenantcolonel Martin Güemes. Cette armée, forte de 4.000 hommes, partit de Jujuy, le 5 avril, et fit son entrée à Potosi, le 9 mai ; mais sa marche fut un modèle de désorganisation et de mauvaise conduite.

Elle resta quatre mois dans l'inaction à Potosi, ne cherchant qu'à se pourvoir de l'argent dont elle avait besoin, aux dépens des amis comme des ennemis. Rondeau dut, enfin, quitter ses positions et aller, malgré sa timidité excessive, provoquer au combat son adversaire qui, par ses espions, connaissait son plan et la démoralisation de ses troupes.

Le 29 novembre, eut lieu la seconde bataille de Sipesipe, où l'armée argentine fut battue presque sans combattre, laissant mille hommes sur le terrain et presque tous ses bagages.

Quand les chefs des partisans apprirent cette défaite, sachant qu'ils n'avaient rien à attendre du vainqueur, ils commencèrent, à la tête de leurs gens indisciplinés, sans armes et mal dirigés, l'héroïque croisade des repuUiquetes, nom qui leur fut donné par les populations.

Pezuela, voulant en finir une fois pour toutes avec eux, détacha à leur poursuite ses plus braves capitaines. Le colonel Centeno, dont l'escadron de cavalerie, composé de 400 hommes, était commandé par le major Andrés Santa Cruz, fut envo3^é contre le partisan Camargo, et la mort du chef Padilla, qui, par sa bravoure héroïque, avait longtemps épuisé la résistance des troupes royales, remplit de joie le général.

Camargo, surpris la nuit du 2 avril, fut tué par Centeno lui-même et, peu de jours après, le curé Muñecas, le plus éclairé et le plus résolu des par-

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