‹ Histoire générale de la Champagne et de la Brie depuis les temps les plus reculés jusqu'à la division de la province en départements (volume 2)Chapitre 70 sur 164 · LANGRES DE 1169 A · texte numérisé non relu

LANGRES DE 1169 A

voyons en 1307, alors que la France n'était menacée d'aucune guerre, les officiers de l'évèque et du chapitre faire en compagnie de quatre bourgeois un règlement de police pour la garde des portes, le guet et le service militaire. Les râteaux des portes devaient, en cas de brouillard, être abaissés jusqu'à ce que le jour fût plus haut ; les portes être garnies de ponts-levis. On ferait « de bonnes frondes « pour ruider pierres, et chacun, grand et petit, en serait armé. 11 « serait pourvu en plusieurs places où il y avait chaudières à « chauffer eau, graffes, cendres, chaux, pots de terre et autres « choses à jeter contre l'ennemi, quand métier est.

« Item, soit dict aux curés de la ville de Langres qu'ils admones- « tent plus que oncmais leurs paroissiens d'eux mettre en estât et « leurs consciences. Itejn, pour ce que plusieurs s'excusent de « veiller ou de garder portes .. . pource qu'ils dient qu'ils sont « seignés, dont plusieurs périls pourraient en suivre, . . . que nul ne « se fasse seigner le jour de sa garde ou gayt(guet)'. » La royauté pouvait compter sur la bravoure et la fidélité des Langrois.

' Précis de Vhist. de Lanflfres, par Migneret, p. 130.

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