‹ Histoire générale de la Champagne et de la Brie depuis les temps les plus reculés jusqu'à la division de la province en départementsChapitre 128 sur 232 · LES MILICES PROVINCIALES · texte numérisé non relu

LES MILICES PROVINCIALES

l'institution ' . Les gens qui vivaient d'un travail manuel et journalier, les ouvriers des villes et des campagnes, les petits marchands, les petits artisans, les petits cultivateurs, les petits employés, et, pour tout dire en un mot, les petites gens sans défense étaient à peu près seuls assujctis à la milice. Du moins le nombre de ceux qui étaient appelés sous les drapeaux était restreint et ne dépassa guère 60,000 hommes, ce qui portait à 10,000, eu égard à la durée du service, le contingent demandé à toute la France.

Uuoi qu'il en fût, la plupart ne subissaient le sort qu'à regret, et plusieurs, afin d'éviter les périls de la guerre, se dérobaient au tirage par la fuite- au risque d'être condamnés, s'ils étaient atteints.

' Reims (1771) exemple jusqu'à ses paveurs {ArcJiives départ, de la Marne, C 13Go) ; — Cliâlons iroublie pas plus que Reims ses chevaliers de l'Arquebuse [ibid.]; — ni Sedan les ouvriers attachés à son industrie (Cire, du 15 mars 17GG) ; ni les manufactures d'armes de Charleville el de Maubeuge, leurs propres ouvriers. {Archives dép. des Ardennes, C 139, ann. 1779.)

'^ 11 nous a paru intéressant de résumer et de présenter ici en un tableau le résultat des opérations du tirage de 1777 dans les sept subdélégations qui répondent au département de la Marne :

SUBDÉLÉGATiONS DE

Miliciens levés

Exempts par privilèges

— défaut de taille

— infii'inités

l"u\ni(is

Inscrits.

Cliàlons.

Époriiay

3;isur!f)24

av tiré

Page 1